Philo au bac, les secrets d’une copie réussie

Lundi 18 juin aura lieu la première épreuve du bac 2018 : la philosophie. Sabrina Cerqueira, agrégée de philosophie, professeure en Terminale et co-auteure de l’Annabac 2018 en philo (éditions Hatier), nous livre ses conseils pour une copie réussie.

fille passant un examen

panitanphoto – Shutterstock

C’est lundi 18 juin que commenceront les épreuves du baccalauréat 2018, avec la philosophie. Les lycéens des séries générales et technologiques auront le choix entre trois sujets : deux dissertations et un commentaire de texte. Pour le bac technologique, le texte sera accompagné de trois questions afin de davantage guider la rédaction.

L’épreuve de philosophie vise à évaluer la culture philosophique initiale et la capacité à structurer un raisonnement. Pour réussir sa copie au bac de philo et répondre aux attentes des examinateurs, il faut tenir compte de ces éléments. Avec un coefficient 2 pour les séries du bac technologique, 3 pour la série S, 4 pour la ES et 7 pour la série L, cet examen peut revêtir une vraie importance pour décrocher son diplôme.

Bien choisir son sujet

L’épreuve de philosophie dure quatre heures. Le jour J, mieux vaut prendre le temps de bien choisir son sujet. « Il est préférable d’analyser rapidement chacun d’eux avant de se lancer. Les lycéens doivent se demander à quels points du cours ces sujets font référence, quels contenus conceptuels sont abordés… », précise Sabrina Cerqueira, professeure agrégée de philosophie et co-auteure de l’Annabac 2018 de philo (éditions Hatier). La spécialiste met en garde contre les sujets séduisants. « Certaines notions comme le bonheur, par exemple, peuvent donner lieu à des bavardages, à des listes d’anecdotes. Et les contenus conceptuels, eux, sont laissés de côté. Ces sujets ne sont pas si évidents que ça », prévient-elle. Attention également aux sujets proches de ceux étudiés en cours. Hors de question de ressortir par cœur l’analyse du professeur. Un mot différent dans l’intitulé peut changer le sens de celui-ci et engendrer un hors-sujet. De la même manière, le texte à commenter doit être lu plusieurs fois car il est souvent difficile à comprendre de prime abord. Le candidat peut ainsi passer cinq minutes à réfléchir sur chaque sujet avant de faire son choix.

Définir les termes au brouillon

Une fois le sujet choisi, il faut consacrer près d’une heure à l’analyse plus approfondie sur un brouillon. « Il n’y a pas une méthode imposée car elles divergent selon les professeurs. Il faut juste appliquer celle vue en cours. Pour la dissertation, il faudra bien définir chaque terme du sujet, pas seulement la notion du programme, et énoncer une problématique », rappelle Sabrina Cerqueira. « Les « peut-on », les « pourquoi » sont à définir, car ils déterminent le sens de la question. Il importe de bien travailler sur les définitions, de préciser le sens de chaque mot, voir s’il peut y avoir plusieurs interprétations possibles,  car ce travail conditionne la richesse des arguments et donne des idées pour le plan », ajoute l’enseignante.
Si vous avez mémorisé des citations, il ne s’agit pas de les restituer pour montrer que vous les connaissez mais de les employer à bon escient, en les explicitant pour faire avancer le raisonnement et enchaîner les idées. Appuyez-vous sur les auteurs vus en cours. Faites appel aux listes de repères, c’est-à-dire aux distinctions vues en cours. Vous pouvez, par exemple, sur un sujet en lien avec la justice, être amené à évoquer la distinction entre action « légitime » et  action « légale ».
Pour le commentaire de texte, il faut aussi relever le travail conceptuel et bien définir les termes importants, ligne par ligne. Il faut également dégager la question abordée par l’auteur, la réponse qu’il y apporte, et la problématique du texte. Attention à bien procéder à une analyse pour éviter de tomber dans la paraphrase.

Un plan structuré

Vient ensuite la mise en forme et l’enchaînement des idées pour réaliser une argumentation correcte. Pour la dissertation, « toute question donnée présente au moins deux réponses possibles. Le plan s’articulera autour de trois parties ordonnées de l’hypothèse la plus faible à la plus solide », explique Sabrina Cerqueira. Cette dernière partie sera donc la thèse retenue par le lycéen, celle se rapprochant le plus de sa pensée à l’issue de son raisonnement.
Pour le commentaire de texte, le plan suit la progression de celui-ci. S’il comporte trois parties, le devoir fera de même. Le candidat veillera à faire des transitions pour amener chaque étape de son raisonnement. Il est également invité à prendre du recul sur le texte pour le soumettre à la critique.  « Il faut expliquer le texte, mais aussi le commenter, le mettre à l’épreuve par des contre-exemples, des objections, ce qui témoigne là aussi d’un raisonnement personnel », conseille la professeure de philosophie.
Enfin, quelle que soit l’épreuve retenue par le candidat, il doit bien gérer son temps et ses efforts. Les élèves sont, en effet, souvent fatigués en fin d’épreuve ; et il est courant de voir des copies avec une troisième partie inexistante. Or c’est l’aboutissement du raisonnement. Le conseil de Sabrina Cerqueira ? Bien détailler la troisième partie au brouillon. Vous pourrez ainsi vous laisser guider par celui-ci lors de la rédaction au propre.
Tous ces critères bien remplis devraient vous permettre d’obtenir une bonne note au bac de philo.

 

Article publié le 4 juin 2018

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