De drôles de petites bébêtes au Canopé d’Arras…

Le Canopé d’Arras et la bibliothèque Robinson proposeront le 24 mai prochain l’atelier « un invisible qui grouille ». Anne Deranty, bibliothécaire et animatrice de l’atelier, nous le présente.

Atelier "un invisible qui grouille"

Atelier « un invisible qui grouille » animé par Anne Deranty

Qu’est-ce que l’atelier « un invisible qui grouille » proposé conjointement par le Canopé d’Arras et la bibliothèque Robinson ?

Il s’agit de la première édition de cet atelier. Le principe : partir à la découverte des insectes et autres petites bêtes (gastéropodes, arachnides, etc) dans la littérature jeunesse. Trop insignifiants pour être remarqués ou trop fragiles pour s’exposer, les insectes se fondent dans l’environnement et vivent en marge des humains. Dans les jardins voire sous les lattes du plancher, certaines personnes les ont découverts et racontés. Entre adaptation et narration, la bibliothèque Robinson, qui expérimente des formes originales de médiations autour des livres par rapport à une pratique conventionnelle, et le Canopé d’Arras proposent d’observer en images ces mondes où grouille la vie. Organisé sur une matinée, l’atelier propose un ensemble d’activités pour lier ressources numériques et lecture d’albums documentaires. Des fabrications de petites bêtes avec une imprimante 3D et des pistes d’animations pour les mettre en scène à partir de livres pour la jeunesse sont, par exemple, prévues.

Quel est l’intérêt pédagogique ?

Il s’agit avant tout d’encourager la lecture de l’album documentaire qui, à travers un texte explicatif, dissémine des documents divers (photos, dessins, carte, etc.). L’album documentaire est une forme littéraire caractérisée par un mode de narration fondé sur l’utilisation conjointe de l’image et du texte. C’est un outil extraordinaire d’enrichissement culturel et une forme de plaisir. Il stimule l’imaginaire des enfants et comporte des structures syntaxiques spécifiques pour l’apprentissage de la langue écrite. Second intérêt pédagogique : développer une culture scientifique. Il s’agit d’observer, de synthétiser des connaissances, de découvrir de nouvelles espèces et des modalités originales pour partager un savoir, notamment grâce au numérique. Enfin, à travers cet atelier, les participants découvriront également ce qu’est un cabinet de curiosités, installation qui relève à la fois de l’art et de la science.

Comment vous est venue l’idée de créer un tel atelier ?

La bibliothèque Robinson a pour mission de valoriser les livres pour la jeunesse. Dans la production de livres, les albums documentaires sont peu utilisés : la recherche d’informations sur internet est privilégiée. En effet, lorsqu’un jeune a un exposé à réaliser, il va effectuer ses recherches sur le net. Le travail sur le livre documentaire reste très rare. Or, le livre n’est pas une simple agglomération d’informations : le parti-pris de l’auteur, l’organisation des informations dans l’espace livre offrent des moyens mnémo-technique pour mieux « comprendre le monde ». J’ai donc cherché un concept pour mettre en lumière cette production éditoriale particulière tout en luttant contre la concurrence d’internet. Mon idée : développer et enrichir les albums documentaires aux travers d’outils numériques. Voilà comment est né l’atelier « un invisible qui grouille ». Le rapprochement avec le Canopé disposant de médiateurs numériques s’est ainsi fait très naturellement pour co-construire cette animation.

Quels sont ses principaux objectifs ?

Vignette atelier "un invisible qui grouille"

Vignette atelier « un invisible qui grouille »

L’un des principaux objectifs est de donner envie aux professeurs d’utiliser l’album documentaire en classe pour les aider dans leur enseignement. L’idée est de mettre en avant le rôle et les avantages de cet outil dans le développement de l’enfant. L’album documentaire permet entre autres à l’élève de stimuler son imaginaire. Au cours de cette formation, le but est aussi de s’approprier l’outil numérique pour inviter à la lecture et initier une démarche artistique et culturelle. Enfin, l’atelier permettra de transmettre des pistes pour concevoir quelque chose de nouveau et se lancer dans des projets en lien avec les albums documentaires. Chaque personne ayant participé à l’atelier doit repartir avec des clés et des idées originales. A l’issue de l’atelier, les participants pourront également emprunter des ressources pour pouvoir les utiliser en classe ou à la maison.

A qui s’adresse-t-il ?

Toute personne intéressée est la bienvenue ! Il peut s’agir d’étudiants d’ESPE, de bibliothécaires, d’enseignants documentalistes, d’enseignants du 1er degré, de partenaire de l’éducation (collectivité, association, musée, etc.), d’animateurs et de toute personne désirant monter un projet avec des livres. Les parents sont aussi très souvent intéressés, car ils sont en recherche de ressources pour aborder la lecture de façon originale avec leurs enfants.

Que font concrètement les participants lors de l’atelier ?

L’atelier dure trois heures. Les participants assistent dans un premier temps à une présentation de collections de livres documentaires sur les petites bêtes. L’idée est de prendre connaissance d’un corpus et d’apprendre à identifier les spécificités d’un album documentaire. Puis s’ensuit une démonstration du dessin en 3D et de l’imprimante 3D. Ils verront concrètement les méthodes et les techniques utilisées pour passer de la 2D à la 3D. Les participants seront aussi initiés à la programmation à travers la réalisation d’une petite bête en 3D. Ils découvriront également comment utiliser des QR-Code pour enrichir une production scientifique et artistique. Enfin, l’atelier se terminera par la création d’un carnet de curiosités numérique. Il s’agit d’une recherche documentaire à partir des albums pour constituer une banque d’images sur une thématique. La problématique étant de savoir comment valoriser les images et quelle cohérence leur donner en fonction du point de vue  adopté qu’il soit artistique ou scientifique.

Si des enseignants sont intéressés, comment y participer ?

Les inscriptions sont possibles jusqu’au 21 mai 2018. C’est très simple, il suffit de créer un compte sur le site Réseau Canopé puis de s’inscrire à la page « un invisible qui grouille ».

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