Des syndicats appellent à une mobilisation contre Parcoursup

Quelques jours après le lancement de Parcoursup, une intersyndicale a demandé le retrait de la réforme de l'entrée dans l'enseignement supérieur.

amphi université

Matej Kastelic-Shutterstock

A peine lancé, Parcoursup, le nouveau site d’affectation dans l’enseignement supérieur, attise déjà les critiques. Une interfédérale réunissant entre autres la CGT, FO, la FSU ou l’Unef, appelle, dans une tribune publiée hier, à « une mobilisation d’ampleur » contre la plate-forme et contre la réforme de l’entrée à l’université.

Parcoursup aussi « injuste » qu’APB ?

Pour l’intersyndicale, Parcoursup ne fera en effet que reproduire « les injustices d’APB en les aggravant ». L’ancien outil d’orientation avait été fortement décrié pour son algorithme au fonctionnement obscur, qui avait laissé de nombreux lycéens sans affectation à la rentrée 2017. « En affirmant remplacer APB, le gouvernement ne fait que transférer les difficultés vers les établissements », estime l’interfédérale.

« Le cadrage national des attendus consiste, pour chaque filière, en une liste de compétences très générales […]dont l’objectif réel est de tenter de justifier l’exclusion d’une partie des bachelier·es », souligne-t-elle. Et d’installer une forme de sélection à l’entrée de l’université. De plus en plus de composantes des universités envisagent d’ailleurs de boycotter les attendus locaux qu’elles sont censées définir, « n’ayant ni les moyens ni la volonté de classer les milliers de candidatures qu’elles s’apprêtent à recevoir », indique ainsi le communiqué.

« Marche ou crève dès le lycée »

« La sélection ne favorisera jamais la réussite des jeunes : elle ne fait qu’alléger les finances publiques sur le dos des plus fragiles, favoriser la reproduction sociale par l’école et accentuer la différentiation des universités », déplore l’intersyndicale, qui mettra « tout en œuvre, aujourd’hui et demain, pour obtenir le retrait d’un projet de loi qui va à l’encontre des besoins de notre société ».

Une opinion partagée par Valérie Robert, maître de conférences en études germaniques à l’université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, pour qui « l’université sans sélection permettait à des late bloomers (« personne dont la maturité arrive plus tardivement »), ou à des ados ayant obtenu leur bac ric rac de se réveiller-révéler. […] Maintenant, c’est marche ou crève dès le lycée », dénonce-t-elle dans le Monde.

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