Plan Etudiants : 35 % des lycées peinent à recruter le 2e prof principal de terminale

Selon un syndicat de personnels de direction, près d'un établissement sur 3 rencontre des difficultés pour recruter un second professeur principal dans chaque classe de terminale.

enseignant lycée

Syda Productions – Shutterstock

Les inquiétudes des personnels de direction concernant la nomination d’un second prof principal dans chaque classe de terminale semblent se confirmer. Fin novembre, le SNPDEN alertait sur les « délais trop courts » de mise en place de certaines mesures du Plan Etudiants. Cette réforme de l’entrée dans l’enseignement supérieur prévoyait notamment qu’un deuxième professeur principal soit nommé dans chaque terminale avant le 1er décembre 2017.

15 % des proviseurs n’ont pas commencé à mettre en place la mesure

Alors que le ministère de l’Education nationale vient de publier le décret relatif à l’indemnisation des professeurs principaux supplémentaires, le SNPDEN révèle que dans 35 % des établissements, la nomination de cet enseignant pose problème. Selon les résultats d’un sondage réalisé début décembre par le syndicat et révélés hier par l’AEF, seuls 15 % des chefs d’établissement ont trouvé leurs professeurs principaux, 40 % indiquent « que c’est en cours ». 20 % rencontrent des problèmes et 15 % « n’ont pas démarré ». Le SNPDEN pointe du doigt le manque de personnels.

« Nous avons attendu […] trop longtemps les dispositions règlementaires qui permettaient de déclencher le tir », a souligné hier Philippe Philippe Vincent, secrétaire général adjoint du syndicat, devant la commission culture, éducation et communication du Sénat. Ce qui nous pose problème aujourd’hui, ce n’est pas tellement la désignation d’un deuxième prof principal, c’est le fait que le vivier est épuisé ».

Pas de semaine banalisée pour l’orientation

Autre mesure contestée par le SNPDEN, la mise en place de la première semaine de l’orientation dans les établissements, prévue en novembre/décembre. Le syndicat indiquait le mois dernier que les délais étaient « trop courts » pour organiser l’événement dans les lycées. Hier, Philippe Vincent a indiqué que les chefs d’établissement n’avaient « nullement l’intention de banaliser des semaines d’année de terminale » pour faire des semaines de l’orientation.

« On essayera vraisemblablement de mutualiser ce qu’on faisait déjà, et peut-être de le resserrer dans un calendrier qui soit en timing avec les portes ouvertes, les Salons de l’étudiant, etc, a-t-il précisé. Mais je ne crois pas qu’un proviseur va se risquer à mettre son lycée à plat pendant deux semaines par an pour traiter de l’orientation. Ou alors bon courage ! »

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