À Ermont, des surveillants en sous-effectif entrent en « grève illimitée »

Au collège d'Ermont (Val d'Oise), les surveillants se mobilisent contre la suppression de 3 postes en contrat aidé. En sous-effectifs, ils ne pourraient garantir la sécurité des élèves.

Le collège Saint-Exupery d'Ermont (Val d'Oise) / Aleksei Tretiakov / Google Maps / CC

Le collège Saint-Exupery d’Ermont (Val d’Oise) / Aleksei Tretiakov / Google Maps / CC

Depuis le 9 novembre, les enseignants et le personnel de vie scolaire du collège Saint Exupéry d’Ermont (Val d’Oise), sont mobilisés contre la suppression de trois postes en contrat aidé (CUI) depuis la rentrée de la Toussaint – deux dédiés à la surveillance et un d’agent d’entretien.

Après avoir fait grève, les enseignants ont repris les cours le 15 novembre, mais les surveillants, eux, ne sont toujours pas revenus au collège. Selon Le Parisien, les membres de la direction et des agents du centre académique d’aide aux écoles et aux établissements (CAAEE) assurent actuellement la surveillance des élèves – 300 jeunes seulement sur 489, car “beaucoup ne viennent pas à cause de la grève”.

Les parents d’élèves soutiennent les grévistes. Ils ont monté un collectif, et ont organisé, à deux reprises, une journée “collège fantôme” – 60% des familles n’ont ainsi pas envoyé leurs enfants en cours.

« Les bagarres, c’est jusqu’à trois par jour »

college-saint-exupery-ermont-2La suppression de trois postes en CUI fait suite à une réaffectation de moyens sur d’autres établissements par la direction académique de Versailles. Face à cela, parents, enseignants et surveillants craignent des problèmes de sécurité. En effet, le collège Saint-Exupery ne compte que 4 surveillants pour 489 collégiens, dont seulement trois sont sur le terrain. Un effectif “cohérent” pour la direction académique, mais “insuffisant” pour les profs et les familles. Des faits de violence récents leur font en effet craindre un impact sur le climat et la réputation de l’établissement.

“Les bagarres, c’est jusqu’à trois par jour. Les problèmes de violence sont constants. Une fois par mois, on est obligé d’appeler la police”, décrit une agent de vie scolaire qui témoigne dans Le Parisien. La surveillante explique en outre réaliser des journées “usantes” de dix heures, avec vingt minutes de pause seulement, à cause des sous-effectifs.

La direction du collège négocie actuellement avec la direction académique… qui envisagerait de recruter, “dans les meilleurs délais”, deux personnes en service civique. D’ici là, les personnels de vie scolaire entendent mener une “grève illimitée”. S’ils perdent 45 euros par jour de grève, ils sont soutenus financièrement par des enseignants, qui se sont cotisés pour leur permettre de poursuivre leur mobilisation.

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Source(s) :
  • Le Parisien, VONews

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