Marie-Hélène Fasquel : « Il y a une évolution du savoir appris à l’école »

Finaliste du Global Teacher Prize, Marie-Hélène Fasquel a publié un livre sur son "aventure d'enseignante". Elle y détaille son approche de l'enseignement. Interview.

Marie-Hélène Fasquel, auteure du livre "L'élève au cœur de sa réussite" (photo : Marie-Hélène Fasquel / D.R.)

Marie-Hélène Fasquel, auteure du livre « L’élève au cœur de sa réussite » (photo : Marie-Hélène Fasquel / D.R.)

Enseignante très tournée vers le numérique et la classe inversée, Marie-Hélène Fasquel était la première française en finale du Global Teacher Prize. Dans son livre « L’élève au cœur de sa réussite », sorti le 24 août 2017, elle explique sa « pédagogie novatrice et originale » et sa méthode « qui fait appel aux dernières technologies ». L’enseignante détaille également son parcours et son approche personnelle de l’enseignement.

Vous écrivez dans ce livre qu’il faut relativiser l’état de l’école en France. Que voulez-vous dire ?

C’est une opinion personnelle. J’estime que les évaluations PISA ont avant tout une portée politique. Et quand on dit, en particulier dans la presse, que l’école française est à la dérive, il faut relativiser. Le discours de la presse sur l’état de l’école est très négatif. La France a en effet été classée vingt-sixième sur soixante-douze dans le palmarès de 2016. Ce n’est pas catastrophique ! Cependant comment expliquer ce résultat dans un pays dont le premier poste budgétaire est l’enseignement ?

D’une manière générale, j’ai la conviction que les changements de la société viennent de la base et qu’ils réussissent quand ils partent de ceux qui en sont les principaux acteurs. Il se passe plein de choses positives dans de nombreuses écoles qui sont malheureusement passées sous silence. Les élèves de maintenant savent faire beaucoup de choses que ceux d’avant ne savaient pas faire. Il y a une évolution du savoir appris à l’école.

Vous expliquez vos méthodes d’éducation et notamment la classe inversée…

C’est un des nombreux outils de ma besace que j’utilise avec mes élèves. La classe inversée n’est qu’une approche parmi tant d’autres, un simple outil. Il permet d’aller plus loin et de gagner du temps, notamment avec les élèves en difficulté. De mon point de vue, il faut au mieux l’utiliser de manière complémentaire, mais certainement pas l’imposer. En pédagogie, le dogme est dangereux. Les enfants sont des êtres vivants, fluctuants. Tout enseignement doit s’adapter. Personnellement, j’ai retiré de très bonnes choses de la classe inversée et je pense que si cette technique est judicieusement utilisée, elle peut apporter de nombreux progrès.

Comment avez-vous vécu le battage médiatique autour de vous pour le Global Teacher Prize ?

C’était surréaliste, surtout quand on n’est pas habitué ce genre de choses. Je ne m’attendais pas du tout à cela mais je me suis dit qu’il fallait en profiter pour servir la cause des professeurs.

Vous parlez de la formation des professeurs, de servir leur cause… Ce livre leur est-il donc essentiellement destiné ?

Non, il est destiné à tous ceux qui s’intéressent à l’école. Beaucoup de lecteurs m’ont contactée car tout le monde peut se reconnaître dans ce livre en tant qu’anciens élèves. Une maman m’a même dit qu’elle avait pleuré en le lisant. Néanmoins, c’est un livre en deux parties : une partie récit qui s’adresse à tout le monde et les notes de bas de pages qui, elles, s’adressent aux professeurs.

Quelle est la méthode de Marie-Hélène Fasquel ? (France 2)

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