Collégienne grièvement brûlée: garde à vue prolongée de l’agresseuse

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La garde à vue de la collégienne qui a grièvement brûlé une camarade, mercredi à Seynod (Haute-Savoie), en l’aspergeant d’un liquide inflammable, a été prolongée jeudi tandis que l’état de santé de la victime était « stationnaire », selon une source judiciaire.

« La garde à vue de la jeune fille vient d’être prolongée. L’état de santé de la victime n’a pas évolué. Il est stationnaire », a indiqué à l’AFP cette source jeudi après-midi.

Aucune autre précision n’a été communiquée.

Le drame s’est noué mercredi vers 10H00 à l’intercours au collège Le Semnoz, non loin d’autres élèves. Les deux jeunes filles de 15 ans se sont retrouvées un peu à l’écart. « Il semble qu’il préexistait depuis quelques temps un litige, connu de l’établissement », selon la procureure d’Annecy, Véronique Denizot.

Là, l’une a aspergé l’autre d’un liquide inflammable et y a mis le feu. Des membres du personnel sont immédiatement intervenus pour éteindre les flammes, selon la direction de ce collège de 850 élèves. Un surveillant a été légèrement brûlé aux deux bras en enserrant la victime pour étouffer le feu.

Transportée en urgence au Centre des grands brûlés à Lyon, la jeune fille a été « placée sous coma artificiel ». Elle serait touchée au visage, au dos et aux épaules.

L’auteure présumée de l’agression a été interpellée peu après avoir quitté le collège et placée en garde à vue « sous la qualification de tentative d’assassinat ».

L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie d’Annecy.

Le dernier cas similaire d’une agression entre élèves à l’aide d’un produit toxique remonte au 28 juin 2005. Une adolescente de 13 ans avait été gravement brûlée par un liquide vidé sur sa tête par trois garçons de sa classe, au collège Emile-Littré de Douchy-les-Mines (Nord).

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