Incendie dans une résidence étudiante près de Rennes: 5 blessés dont 2 graves

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Cinq étudiants étaient toujours hospitalisés mardi soir, dont deux sont très grièvement blessés, après l’incendie survenu dans la nuit de lundi à mardi dans une résidence étudiante de la périphérie de Rennes, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Parmi ces cinq étudiants hospitalisés au CHU de Rennes, « deux sont en urgence absolue, placés en réanimation mais leur pronostic vital n’est plus engagé, et trois sont en urgence relative », a indiqué à l’AFP la préfecture d’Ille-et-Vilaine.

« Un patient est en réanimation chirurgicale, un autre en réanimation médicale, deux sont en unité d’hospitalisation en très courte durée chirurgicale et un en traumatologie », précise la préfecture dans un communiqué.

Le sinistre s’est déclenché à 02H49 au premier des trois étages de la résidence, qui héberge des étudiants de SUPELEC (École supérieure d’électricité).

Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du drame. Aucune piste n’est privilégiée à ce stade. « Le feu s’est déclenché dans une salle commune du premier étage », a déclaré à l’AFP le procureur de la République de Rennes, Nicolas Jacquet.

« Un expert a procédé à des constatations et des prélèvements avec des spécialistes de la police technique et scientifique », a détaillé le procureur, ajoutant que les premières conclusions devraient être connues dans les jours qui viennent. Les enquêteurs ont aussi mené de nombreuses auditions.

« Je voulais dire aux élèves à quel point ils avaient été plein de sang-froid », a déclaré en milieu d’après-midi la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, qui s’est rendue sur place. « Quand on voit l’état dans lequel se trouve le bâtiment et quand on imagine qu’il était plein, ce qui m’a frappée, c’est qu’on aurait pu avoir des dizaines de morts. »

« Certains sont en état de choc, certains en état de révolte, certains sont apathiques. Je voulais leur dire que c’était très beau ce qu’ils avaient fait cette nuit en termes d’entraide », a dit la ministre.

– ‘J’ai sauté par la fenêtre du 1er’ –

Au total, 53 jeunes logeaient dans ce bâtiment plutôt récent, situé à Cesson-Sévigné, une commune qui jouxte Rennes.

Vingt-six étudiants ont été hospitalisés dans un premier temps, tandis que les autres ont été pris en charge sur place par une cellule d’urgence médico-psychologique.

« Le bâtiment a pris feu au premier étage » et l’incendie « s’est propagé rapidement. Ce sont des étudiants de 1ère et 2e années » qui y habitent, a expliqué à l’AFP un étudiant de 20 ans résidant dans un bâtiment voisin. « J’ai été réveillé par les cris. Il y avait beaucoup de fumée et les gens ont eu du mal à sortir par la fenêtre », a-t-il poursuivi.

« Les gens ont sauté des 1er, 2e ou 3e étages. On avait mis des matelas. Les pompiers sont arrivés un quart d’heure après », a-t-il ajouté.

« J’ai sauté par la fenêtre du 1er », a raconté Jason. « Une fois en bas, j’ai fait le tour du bâtiment en hurlant pour réveiller tout le monde. Certains avaient du mal à se réveiller. Beaucoup n’ont pas réalisé qu’il fallait évacuer tout de suite. C’était une grosse cohue. On s’est séparés par petits groupes pour sauter. Pour certains, ça s’est bien passé, pour d’autres moins. Deux étudiants ont essayé d’éteindre le feu avec des extincteurs. »

Ghislain, 21 ans, a été « réveillé par des cris et l’alarme incendie ». « J’ai sauté du 2e étage avec mon coloc qui s’est fracturé la rotule. (…) Impossible de sortir par l’escalier. Des personnes m’ont invité à sauter, ils avaient installé des matelas. On a tous bien réagi. »

L’intervention des secours s’est achevée vers 07H30 et a mobilisé jusqu’à 107 pompiers.

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