Vallaud-Belkacem: le PS doit être « constructif » et « exigeant » vis-à-vis de Macron

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La ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a estimé dimanche soir que le parti socialiste devait être « à la fois constructif et exigeant » vis-à-vis d’Emmanuel Macron, appelant le PS à faire preuve de pragmatisme après sa victoire à la présidentielle.

La ministre, qui s’était engagée en politique après la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle le 21 avril 2002, a estimé que « l’essentiel » avait été fait après la défaite de Marine Le Pen.

« Le FN a été battu, les idées d’extrême droite n’ont pas remporté le combat », a-t-elle constaté. Quoi qu’on pense du programme d’Emmanuel Macron, « c’est la victoire d’une France ouverte et optimiste contre une France rance et étriquée », a-t-elle insisté.

« Mais ensuite, il faut bien distinguer le deuxième temps qui vient, celui des législatives », a-t-elle poursuivi, jugeant « important de garder son identité politique ».

« Je pense qu’à l’Assemblée nationale, demain, les électeurs auront besoin que soient portées les idées qui ont été absentes pour certaines au second tour de la présidentielle », a-t-elle déclaré, appelant à être « à la fois constructif et exigeant ».

« Moi, demain, quand Emmanuel Macron voudra augmenter le minimum vieillesse, je considère que c’est une bonne politique, et je la soutiendrai », a explicité la ministre.

A l’inverse, « quand il voudra renforcer le contrôle sur les chômeurs et suspendre leurs allocations quand ils auront refusé deux offres d’emploi, je considère que ça n’est pas une bonne politique et donc je le combattrai », a-t-elle assuré.

Soulignant pour sa part qu’Emmanuel Macron « vient d’avoir le soutien de 65% des Français », la secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes, Juliette Méadel, a estimé sur BFM TV qu' »il sera difficile de considérer qu’il n’a pas la majorité qu’il lui faut pour réformer le pays tel qu’il l’a présenté aux Français ». Elle a rappelé avoir appelé à voter pour le candidat d’En Marche! dès avant le premier tour.

Présent sur le plateau de BFM TV plus tard dans la soirée, le conseiller régional PS Julien Dray, qui fut un proche de M. Macron par le passé, a salué l’aboutissement de l' »aventure » et a estimé que « le travail que nous devons faire, nous les hommes de gauche et de droite, c’est de lui donner toutes les chances de réussir. »

Emmanuel Macron « a tout surmonté, on doit saluer le travail qui a été fait, ce n’est pas rien. Il a fait 24% au premier tour », fait « exploser en plein vol » la candidate du Front National Marine Le Pen lors du débat, « et c’est pour cela que les Français se sont détournés d’elle, parce qu’il s’est passé quelque chose entre les deux tours », le vote en faveur d’Emmanuel Macron n’a pas été « qu’un vote contre Marine Le Pen », selon Julien Dray.

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