Peine aggravée en appel pour une enseignante poursuivie pour outrage à un maire FN

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Une enseignante de Beaucaire (Gard) a été condamnée jeudi par la cour d’appel de Nîmes à 1.500 euros d’amende pour avoir qualifié le maire FN de la ville Julien Sanchez et son adjoint de « membres d’un parti raciste et xénophobe », a-t-on appris de source judiciaire.

La cour d’appel a en outre accordé 1.500 euros de dommages et intérêts à chacun des deux plaignants, a indiqué à l’AFP l’avocate de M.Sanchez, Me Sylvie Josserand.

« On ne peut pas insulter, provoquer quelqu’un impunément, qui plus est dans le sanctuaire que constitue l’école qui n’est pas un lieu approprié pour faire de la politique et où les élus de la Ville siègent précisément pour être à l’écoute des besoins et des problèmes des élèves, des parents d’élèves, des enseignants et de l’administration », a réagi dans un communiqué la ville de Beaucaire qui « se félicite de la condamnation aggravée par la cour d’appel de Nîmes ».

Le tribunal correctionnel de Nîmes avait condamné l’enseignante en première instance en mars 2016 à 300 euros d’amende avec sursis et 1 euro de dommages et intérêt (BIEN 300 euros d’amende avec sursis et 1 euro de dommages et intérêt) pour « outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique ».

Le 17 juin 2014, lors du premier conseil d’administration du lycée professionnel Paul-Langevin dans lequel devaient siéger des membres du conseil municipal du FN, élu en mars, l’enseignante, appartenant à la CGT Education, avait qualifié le maire, Julien Sanchez, et son adjoint Stéphane Vidal, de « membres d’un parti raciste et xénophobe ».

Des enseignants, membres du conseil d’administration, avaient refusé collectivement de siéger en présence du nouveau maire FN.

L’équipe municipale avait évoqué dans un communiqué « quelques syndicalistes sans éducation, privilégiés, aigris et sectaires », « dont le comportement n’a rien à envier à celui de racailles ».

A la suite de ce communiqué et une plainte de l’enseignante pour injure, M. Sanchez avait été relaxé en appel à Nîmes en janvier 2016, après avoir été condamné en première instance.

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