Présidentielle: « Ne jouons pas la démocratie à la roulette russe » (Vallaud-Belkacem)

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La ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem a appelé mercredi à ne pas jouer « la démocratie à la roulette russe » et à faire barrage au Front national au second tour de la présidentielle, alors qu’une partie de la gauche envisage de s’abstenir ou de voter blanc.

« Nous sommes dans une zone de danger absolu. Ne jouons pas la démocratie à la roulette russe », déclare la ministre dans un entretien accordé au quotidien Libération.

« Je comprends qu’on puisse se sentir orphelin au soir du premier tour, mais je suis surprise que certains à gauche tergiversent alors qu’il s’agit de barrer la route au FN », ajoute-t-elle, faisant notamment allusion au candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, arrivé quatrième à l’issue du premier tour.

Après un silence retentissant pendant la semaine qui a suivi, l’ancien sénateur socialiste a finalement indiqué dimanche qu’il ne voterait pas pour le FN, mettant en garde ses électeurs contre la « terrible erreur » que représenterait un vote en faveur du parti d’extrême droite. Mais il n’a pas clairement appelé à soutenir le candidat d’En Marche! Emmanuel Macron.

Selon les résultats mardi d’une consultation lancée par le parti de M. Mélenchon auprès de ses 430.000 adhérents, deux militants sur trois vont bouder la candidature de M. Macron au second tour et préférer l’abstention ou le vote blanc.

« Ne pas voter contre le FN avec les meilleures intentions du monde, ça reste ne pas voter contre le FN », rappelle Mme Vallaud-Belkacem, qui s’est engagée en politique après le 21 avril 2002.

Au premier tour de la présidentielle de 2002, le candidat frontiste Jean-Marie Le Pen avait créé une immense surprise en arrivant second derrière Jacques Chirac, provoquant une vague de manifestations anti-FN à travers la France.

Soulignant encore que « le vote doit être inconditionnel », Najat Vallaud-Belkacem explique que « plus les électeurs de gauche seront nombreux à faire barrage à l’extrême droite, moins Macron sera le propriétaire exclusif de sa victoire ».

« Il sera temps, dès le 8 mai, de se démarquer des réformes qui ne nous semblent pas aller dans le bon sens », estime-t-elle, considérant qu’elle « ne fait pas partie de ceux qui disent que le PS est mort ».

Les élections législatives auront lieu les 11 et 18 juin.

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