Education, supérieur : les propositions d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen

Le 7 mai, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’affronteront lors du deuxième tour de la présidentielle. Tour d’horizon de leurs programmes pour l’éducation et le supérieur.

Emmanuel Macron / Marine Le Pen / Licences CC / Wikimedia

Emmanuel Macron / Marine Le Pen / Licences CC / Wikimedia

Avec 23,86% et 21,43% au premier tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’affronteront le 7 mai. L’occasion de redécouvrir leurs programmes pour l’éducation et l’enseignement supérieur.

Priorité au primaire et fondamentaux

Le président d’En Marche veut donner la priorité au primaire et à l’acquisition des fondamentaux, “afin que tous sachent lire, écrire et compter” en 6e. “Un accompagnement renforcé et une individualisation des apprentissages, dès la maternelle”, devraient “donner à chacun la possibilité de réussir”, indique-t-il.

Dans son programme, Emmanuel Macron propose de diviser par deux les effectifs des classes de CP et de CE1 en REP et REP+. Il prévoit de “réorienter” entre 6000 et 10.000 postes, sur les 60.000 créés au cours du quinquennat Hollande, et de créer entre 4000 et 5000 postes.

Dans ses “144 engagements”, Marine Le Pen aborde également la question du primaire, en se focalisant sur la maîtrise des “fondamentaux”. Elle propose de dédier 50% du temps d’enseignement au français, “à l’écrit comme à l’oral”. Et souhaite revenir sur la réforme des rythmes scolaires”, “rétablir l’autorité du maître”, et instaurer le port d’un uniforme à l’école, ainsi qu’une “plus grande discipline”.

L’autonomie des établissements

La candidate du FN et Emmanuel Macron ont un avis opposé en ce qui concerne l’autonomie des établissements scolaires. Le fondateur d’En Marche veut accorder une autonomie pédagogique et de recrutement à ces derniers, en contrepartie d’une “responsabilisation accrue”. Les écoles auraient la possibilité “d’organiser le temps périscolaire sans contrainte”, et les communes pourraient sortir de la réforme des rythmes scolaires.

Marine Le Pen voit dans l’autonomie une “rupture d’égalité du service public”, et propose au contraire de “recentraliser progressivement” l’administration de l’Education nationale (ainsi que de l’enseignement supérieur), afin de conduire un “grand plan de redressement” du “système”. Les régions ne compteraient plus parmi les instances administratives, et n’auraient plus la responsabilité de la carte des formations.

Collèges “autonomes” contre collège unique

E. Macron se prononçant pour l’autonomie, les collèges sont aussi concernés : ils pourraient rétablir les classes bilangues en 6e, ainsi que les sections européennes, et instituer un “véritable enseignement du grec et du latin”.

Silence on lit / Collège de Banon

Collège de Banon

De son côté, Marine Le Pen souhaite “la fin du collège unique”, afin de “retrouver la voie de la méritocratie républicaine”. Elle veut aussi “garantir la liberté de scolariser ses enfants selon ses choix”, tout en “contrôlant plus strictement la compatibilité avec les valeurs de la République” des enseignements dispensés dans les établissements privés hors-contrat.

“Développer l’alternance et l’apprentissage”

Emmanuel Macron veut réformer le Bac, en réduisant l’examen final à “4 matières obligatoires”, le reste étant validé par un contrôle continu. Il prévoit aussi de développer l’alternance et l’apprentissage, en faisant un “effort massif”, qui passera par le développement des “périodes de pré-apprentissage” et par les “filières en alternance dans tous les lycées professionnels”.

Marine Le Pen compte de son côté “revaloriser” les filières professionnelles, ainsi que le “travail manuel”- en supprimant le collège unique, mais aussi en autorisant l’apprentissage à partir de 14 ans. La candidate du FN veut également développer des “lycées professionnels ou technologiques de la seconde chance” sur “tout le territoire” pour “les élèves sortis du système scolaire sans diplôme”.

En ce qui concerne le Bac, Marine Le Pen souhaite que ce diplôme soit “pérennisé”, mais à condition qu’il redevienne “un diplôme de sélection et d’orientation”.

La recherche « priorité nationale » (Emmanuel Macron)

Dans son programme pour l’enseignement supérieur, Emmanuel Macron projette de donner aux universités une “autonomie réelle”, en leur permettant de “recruter des enseignants–chercheurs” ou d’ouvrir de nouveaux masters “sans l’aval du ministère”.

Emmanuel Macron veut faire de la recherche “une priorité nationale”. Il soutiendra “la constitution d’universités de niveau mondial, sur la base de regroupements volontaires d’universités et de grandes écoles.” Les partenariats entre les entreprises et la recherche publique seront “développés”. Le candidat compte aussi “réinstaurer” les “bourses au mérite” pour les étudiants titulaires d’une mention “Très Bien” au Bac.

Une “sélection au mérite” (Marine Le Pen)

Dans son programme, Marine Le Pen explique vouloir  “passer d’une sélection par l’échec à une sélection au mérite”, en “refusant” le tirage au sort comme moyen de sélection et en “revalorisant” les “bourses au mérite”. Elle compte aussi “défendre le modèle d’enseignement supérieur français” en rendant l’université et les grandes écoles “complémentaires”.

Pour “une vraie justice sociale”, la candidate du FN souhaite enfin transférer aux établissements supérieurs d’enseignement général et professionnel “la charge de trouver une offre de stage à chaque étudiant.”

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