Débat présidentiel sur France 2 : l’éducation comme « cartes blanches » de Macron et Cheminade

Les candidats à l'élection présidentielle participaient ce jeudi soir au dernier débat avant le premier tour. Seuls Emmanuel Macron, François Asselineau et Jacques Cheminade ont parlé d'éducation.

15 Minutes pour Convaincre / 20 avril 2017 / capture d'écran / France 2

15 Minutes pour Convaincre / 20 avril 2017 / capture d’écran / France 2

Interviewés par les journalistes David Pujadas et Léa Salamé lors de l’emission « 15 minutes pour convaincre » sur France 2, les candidats à la présidentielle (Jean-Luc Mélenchon, Nathalie Arthaud, Marine Le Pen, François Asselineau, Benoît Hamon, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou, Emmanuel Macron, Jacques Cheminade, Jean Lassalle, François Fillon) ont abordé des thèmes tels que le pouvoir d’achat, le chômage, ou la politique internationale. Ils avaient ensuite une « carte blanche » afin de parler du sujet de leur choix.

Lors du débat, perturbé par les nouvelles de la fusillade survenue sur les Champs-Élysées en début de soirée, l’éducation est passée au second plan face à la sécurité, mais quelques candidats ont tout de même choisi d’aborder le sujet. A noter toutefois que le thème était central lors du premier débat, en mars dernier.

« L’école républicaine ne doit pas manier les consciences » (Asselineau)

François Asselineau, candidat de l’UPR, est revenu face à David Pujadas et à Lea Salamé, sur sa volonté de « débarrasser de tout dogmatisme » l’histoire à l’école, et de l’imiter l’enseignement des événements contemporains.

Et de critiquer le fait que les cours d’histoire, qui devraient selon lui s’arrêter en 1975, « vantent les mérites de la construction européenne, qui a été rejetée par référendum par 55% des Français ».  Selon le candidat, opposé à l’UE, « l’école républicaine ne doit pas manier les consciences, et il ne faut donc pas que l’on parle de la construction européenne ».

« Je mettrai tout l’effort sur le primaire et les zones d’éducation prioritaire » (Macron)

Emmanuel Macron a choisi d’axer sa « carte blanche » sur l’éducation. Le candidat d’En marche a rappelé son choix d’aller vers plus d’autonomie pour les établissements scolaires, mais aussi et surtout son projet de réduire le nombre d’élèves par classe dans les zones d’éducation prioritaire, « car c’est là que se concentre l’échec scolaire, avec des jeunes qui ne savent pas tous lire, écrire, compter ».

Le candidat du mouvement En Marche a ensuite lancé : « j’arrête l’hypocrisie de l’égalitarisme. Je mettrai tout l’effort sur le primaire et les REP/REP +. Diviser par deux le nombre d’élèves par classe dans une zone sensible, ça change tout. »

« L’art doit être introduit à l’école » (Cheminade)

Jacques Cheminade a lui aussi centré sa « carte blanche » sur l’éducation, qu’il lie étroitement à la culture, dont il veut augmenter le budget.

« Il faut rendre l’art et la science au peuple. C’est une priorité. Lorsque les enfants pensent, la société s’améliore », a indiqué celui qui souhaite construire « un palais de la découverte par région », rendre des télescopes disponibles dans tous les départements, et ouvrir des « musées de l’imaginaire » dans 120 villes.

Pour Jacques Cheminade, qui prône une limitation à 12 élèves par classe, « l’art doit être introduit à l’école : la sculpture, la peinture, les chorales doivent être développées dès le primaire ».

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