Un imam de la mosquée de Torcy, prof de maths, suspendu par l’Education nationale

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Un imam de la mosquée de Torcy (Seine-et-Marne), fermée par le gouvernement pour des prêches « légitimant le jihad armé », a été suspendu de son poste de professeur de mathématiques, a annoncé jeudi le ministère de l’Education nationale, confirmant une information de RTL.

Selon l’arrêté de fermeture de la préfecture, ce professeur du lycée Jean-Moulin de Torcy « était soupçonné de faire du prosélytisme dans les établissements scolaires », d’où sa suspension par le rectorat de Créteil « en attendant une commission disciplinaire », a précisé le ministère à l’AFP.

Interrogé par RTL, l’imam Abdelali Bouhnik a assuré n’avoir jamais mêlé sa religion et son métier.

« Je travaille dans le public depuis plus d’un quart de siècle, je n’ai jamais eu de problème. Je ne me suis jamais immiscé dans la vie de quiconque. Je pratique ma religion presque discrètement, je ne me suis jamais présenté comme imam ou quoi que ce soit. J’étais toujours le prof de maths, et ma matière n’a pas de religion » a-t-il expliqué.

« Je ne soutiens aucun terrorisme », a-t-il également clamé, en réponse à l’arrêté de fermeture qui affirme que les deux imams du lieu de culte ont « apporté leur soutien aux fidèles de la mosquée mis en cause dans la cellule terroriste dite +de Cannes-Torcy+ » démantelée en 2012 et qui seront bientôt jugés.

« Je n’ai jamais mélangé religion et mathématiques, parce que ça ne colle pas. Les mathématiques n’ont pas de religion », a-t-il répété.

La mosquée de Torcy « était devenue un lieu où étaient prônées une idéologie radicale ainsi que des incitations au jihad », avait indiqué le ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl, dans un communiqué mardi. « Certains prêches, ouvertement hostiles aux lois républicaines, incitaient à la haine envers les autres communautés religieuses, au premier rang desquelles les musulmans chiites et les juifs », avait-il ajouté.

Les « messages » qui y étaient diffusés étaient « susceptibles de constituer le terreau d’atteintes à la sécurité et à l’ordre public », avait-il poursuivi.

En 2016 l’Education nationale a procédé à 41 radiations d’enseignants, dont « quelques cas d’enseignants radicalisés révoqués », avait simplement indiqué le ministère en février, sachant que sur ces 41 radiations, 30 l’étaient pour pédophilie ou pédopornographie.

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