A Evreux, les syndicats forcés à déménager retrouvent un toit

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Les fédérations de l’Eure des grandes confédérations syndicales françaises, contraintes de quitter la bourse du travail d’Evreux, vont retrouver un toit après de longues négociations avec la ville, le département et une médiation de la préfecture, a-t-on appris mercredi de sources syndicales.

En 2016 le maire d’Evreux Guy Lefrand (LR), avait prévenu les syndicats que la très ancienne bourse du travail allait être démolie dans le cadre d’une opération de rénovation urbaine et qu’ils devaient quitter les lieux avant la fin de l’année.

Il avait fait des propositions de relogement dans d’autres locaux qui avaient été toutes refusées par les organisations syndicales. En novembre dernier, celles-ci avaient organisé un grand rassemblement face à la mairie et le leader de Force Ouvrière (FO) Jean-Claude Mailly avait médiatisé l’affaire.

« Nous avons un problème de locaux dans un certain nombre de communes mais ici c’est le pompon », avait-il dit à l’AFP, obtenant néanmoins un sursis de six mois et une médiation préfectorale.

Les syndicats faisaient référence à la « tradition républicaine » – non inscrite dans la loi – qui veut que les collectivités les hébergent gratuitement.

Le maire affirmait pour sa part qu’il appliquait cette tradition aux organisations communales mais que les fédérations départementales ne devaient pas se montrer aussi exigeantes.

Finalement, grâce à la médiation de la préfecture, un accord a été trouvé.

Sept fédérations (CFDT,CGT,FO,Solidaires, Unsa,FSU et CFE-CGC) – la CFTC ayant déjà ses propres locaux – vont être hébergées en octobre dans une ancienne école maternelle dotée d’un parking.

Le département, également dirigé par une majorité LR, financera les travaux d’un montant de 400.000 euros.

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