Les principaux syndicats ne peuvent plus siéger dans des dizaines de branches

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La CGT, la CFDT, FO, CFE-CGC et la CFTC ne pourront plus participer, chacune, aux négociations de dizaines de conventions collectives, selon les chiffres de la direction générale du travail (DGT).

La DGT vient de publier les mesures d’audience des syndicats nationaux dans les entreprises privées, qui ont montré que la CFDT est passée à la première place au niveau national, devant la CGT.

Au delà de ce classement national, valable pour les quatre prochaines années dans les négociations nationales interprofessionnelles, la DGT a également calculé les suffrages des syndicats dans les branches.

Jusqu’à présent, les syndicats des cinq organisations syndicales représentatives au niveau national (CGT, la CFDT, FO, CFTC ou CFE-CGC) pouvaient siéger dans toutes les branches.

Désormais, pour être représentatif dans une branche, un syndicat doit y avoir recueilli 8% des suffrages.

Dans le détail, la CFDT négociera désormais dans 418 conventions collectives. Elle n’est plus représentative dans 40 autres, dont celle des assistants maternels particulier employeur, qui compte près de 290.000 salariés, selon les calculs de l’AFP.

La CGT reste représentative dans 410 conventions et non représentative dans 48 autres, dont les établissements scolaires privés, comptant 115.000 salariés.

FO peut toujours négocier dans 349 conventions collectives, mais plus dans 109.

Chez les cadres, la CFE-CGC n’est plus représentative dans 156 conventions sur 458. Parmi les conventions couvrant plus de 100.000 salariés où ce syndicat n’a plus son mot à dire, il y a les assistants maternels, l’hospitalisation privée ou l’aide à l’accompagnement soins services à domicile.

C’est la CFTC qui enregistre la plus forte chute: elle ne peut plus participer à 255 conventions et n’est plus présente dans d’importantes conventions comme les hôtels-cafés-restaurants (400.000 salariés), le travail temporaire-intérim (200.000 salariés) ou la chimie-industrie (163.000 salariés).

« On peut supposer que certains syndicats vont vouloir recouper les branches pour des raisons qui ne sont pas liées aux proximités professionnelles », a estimé Luc Bérille, secrétaire général de l’Unsa, alors que la loi travail vise à resserrer le paysage conventionnel autour de 200 branches d’ici 2019, contre 700 auparavant.

Pour ce qui est de l’Unsa, qui reste un syndicat non représentatif, puisqu’il a recueilli 5,35% des voix, contre 4,29% en 2013, elle peut siéger dans 86 conventions collectives, où elle a obtenu plus de 8% des suffrages.

Solidaires va pouvoir négocier 35 conventions collectives.

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