Attentat de Londres: les lycéens de Concarneau rapatriés chez eux ce jeudi (Méadel)

logo AFP

Les lycéens de Concarneau (Finistère) qui se trouvaient en voyage scolaire outre-Manche seront rapatriés jeudi, à l’exclusion des trois blessés de l’attaque survenue mercredi à Londres, a annoncé la secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes Juliette Méadel.

« On a organisé leur rapatriement par avion. Il interviendra aujourd’hui », a déclaré Mme Méadel à l’AFP.

Selon la secrétaire d’Etat, 92 élèves faisaient partie du voyage, soit 36 qui n’étaient pas sur les lieux et 56 qui ont assisté à l’attaque, dont les trois blessés, actuellement hospitalisés « dans un état sérieux ».

Certains élèves devraient être entendus ou ré-entendus jeudi par la police britannique, a indiqué l’entourage de Juliette Méadel.

Alors que des psychologues francophones assistent à Londres les élèves choqués, une cellule locale de soutien aux victimes, composée notamment de pédopsychiatres et de psychologues, sera activée dès leur retour en Bretagne.

« Ce sont des lycéens, ils sont jeunes. La prise en charge psychologique, si elle se fait tout de suite, permet d’éloigner les séquelles », a estimé la secrétaire d’Etat.

L’attaque a fait trois morts et quarante blessés, selon un bilan revu à la baisse jeudi, quand un homme, vêtu de noir et portant une barbe, a lancé sa voiture sur la foule devant le Parlement de Westminster avant de poignarder un policier en essayant d’y pénétrer.

L’acte, commis un an jour pour jour après les attentats de Bruxelles qui ont fait 32 morts, n’avait toujours pas été revendiqué jeudi matin.

Il rappelle les attaques de Nice (France, 84 morts) et Berlin (12 morts), également en 2016, commis en lançant un véhicule contre la foule, et s’inscrit dans un contexte de risque élevé d’attentats en Europe, notamment des jihadistes de l’Etat islamique (EI).

Le service d’aide aux victimes français fonctionne « avec la même intensité, qu’un attentat se passe en France ou à l’étranger », a insisté Juliette Méadel, dont l’administration pousse pour une harmonisation de la prise en charge au niveau européen.

Huit pays – Belgique, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, République tchèque et Roumanie – ont signé mi-mars à Bruxelles une « feuille de route » visant à traiter les victimes de terrorisme de manière « mieux coordonnée ».

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous