Education: moins de 25% des personnels satisfaits des choix politiques (enquête syndicale)

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Moins d’un quart des personnels de l’Education se disent satisfaits de la politique gouvernementale dans leur secteur, selon une enquête présentée mercredi par l’Unsa Education, qui pointe l’installation d’un « malaise ».

« On aura eu tout au long du quinquennat un degré de satisfaction des choix faits dans ce secteur relativement faible, qui tourne depuis cinq ans autour de 25%, un peu moins cette année », a indiqué Laurent Escure, secrétaire général de la deuxième fédération syndicale de l’éducation, qui a dévoilé la 5ème édition du baromètre.

« Un malaise s’est installé dans l’Education nationale depuis une quinzaine d’années », malgré des choses accomplies sous ce quinquennat, « même si c’est venu tardivement », a-t-il dit. Les mesures de revalorisation salariale, de créations de postes etc… n’ont pas permis de dépasser 25%, ce qui « doit alerter les candidats à la présidentielle » sur « un malaise très profond », a-t-il jugé. Les efforts « doivent non seulement se poursuivre, mais il faut dans doute qu’il y en ait d’autres ».

L’enquête a été réalisée en ligne du 1er février au 1er mars. Elle a recueilli 30.969 réponses, dont 57,7% d’enseignants et 42,3% d’autres personnels. Parmi les répondants, 45,4% sont adhérents ou sympathisants de l’Unsa, 17,5% d’un autre syndicat et 37,1% d’aucun syndicat.

Il n’est pas possible de comparer avec le quinquennat précédent faute d’enquête analogue, mais compte tenu des suppressions de dizaines de milliers de postes et d’un sentiment de dévalorisation, on peut présumer que le taux de satisfaction était « plus faible », a estimé le représentant syndical.

Le pouvoir d’achat reste la première préoccupation (57,7%), devant la charge de travail (42,5%).

L’Unsa a également interrogé les personnels sur des mesures prévues par les candidats à la présidentielle.

« Sans surprise, les suppressions massives de postes sont largement rejetées »: 63% considèrent qu’il faut créer des postes, 28,8% qu’il ne faut ni en créer ni en supprimer.

Les créations de postes arrivent en troisième position des mesures jugées nécessaires pour faire réussir tous les jeunes, après « changer le management du système » et « modifier les pratiques pédagogiques ».

Par ailleurs « l’école du roman national, du mérite, du tri précoce » est massivement rejetée, au profit d’un école plus humaniste.

Parmi les répondants, 44,2% veulent revenir à une école centrée sur les savoirs fondamentaux et 33,4% poursuivre la « refondation » (les réformes engagées sous ce quinquennat).

Reste à savoir ce qu’on entend par savoir fondamentaux: « Est-ce que c’est le lire-écrire-compter des discours politiciens » ou permettre aux jeunes d' »acquérir des compétences du XXIè siècle ? », s’est-il interrogé.

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