Attaque « terroriste » de Londres: 3 lycéens de Concarneau blessés dont deux grièvement

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Trois élèves du lycée Saint-Joseph de Concarneau (Finistère), qui se trouvaient en voyage scolaire outre-Manche, figurent parmi les blessés de l’attaque survenue mercredi à Londres, ont annoncé le ministère des Affaires étrangères et la préfecture du Finistère.

Selon un responsable de la préfecture, il y a parmi les lycéens de Concarneau « trois blessés dont deux graves, avec des fractures lourdes mais il n’y a pas de pronostic vital engagé ». Ces trois élèves, qui ont été hospitalisés, faisaient partie d’un groupe de 92 ou 93 jeunes en voyage scolaire à Londres, a déclaré à l’AFP Bernard Musset, sous-préfet de Châteaulin de permanence.

Le président François Hollande a annoncé qu' »un avion de la flotte gouvernementale partirait dès ce mercredi soir pour Londres avec les familles des trois étudiants blessés ».

Le Falcon devait atterrir vers 22h30 dans la capitale britannique. Les familles seront prises en charge sur place par l’ambassade de France.

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, actuellement à Washington, se rendra jeudi à Londres auprès des blessés français et y rencontrera « les autorités » britanniques, a annoncé son entourage.

Devant le lycée à Concarneau, Enzo, 17 ans, en première ES, a exprimé son émotion : « c’était des élèves de seconde qui ont entre 15 et 16 ans… C’est un choc pour tous les élèves qui sont au lycée et même au collège. Les élèves qui étaient là-bas et qui ont vu leurs camarades se faire percuter par une voiture, c’est un choc extrême! », a-t-il déclaré à l’AFP.

L’attaque « terroriste » a fait quatre morts et quarante blessés, selon un nouveau bilan provisoire, quand un homme, vêtu de noir et portant une barbe, a lancé sa voiture sur la foule devant le Parlement de Westminster avant de poignarder un policier en essayant d’y pénétrer.

L’assaillant a ensuite été abattu par un autre policier.

L’attaque a eu lieu en début d’après-midi alors que le Premier ministre Theresa May venait de s’exprimer devant les députés.

– ‘La barrière a cédé’ –

Johan, un élève du lycée Saint-Joseph a raconté au quotidien Ouest France: « Il y avait une barrière qui nous séparait mais elle a cédé et la voiture a foncé sur les élèves ». Il était présent sur le pont de Westminster au moment de l’attaque, avec 35 autres camarades, et dit avoir été pris en charge par des psychologues.

Le groupe était arrivé dimanche matin à Londres et devait repartir vendredi dans le Finistère.

Selon la mère d’un autre lycéen interrogé sur France Info qui a communiqué avec son fils par texto, les jeunes « ont été sécurisés dans un bateau sur la Tamise tout proche » et sont maintenant à l’hôtel.

M. Hollande a adressé à Theresa May « ses condoléances à la suite de l’attaque qui a endeuillé le Royaume-Uni et lui a fait part de la solidarité de la France dans cette tragique épreuve ».

« Les services britanniques et français sont par ailleurs en contact étroit pour mener l’enquête », a indiqué l’Elysée.

« Solidarité avec nos amis britanniques terriblement frappés », a déclaré le Premier ministre Bernard Cazeneuve sur Twitter.

Jean-Marc Ayrault a assuré « les familles de nos compatriotes concernés de son soutien dans ce moment difficile », selon le porte-parole du Quai d’Orsay.

De Nicolas Sarkozy à François Fillon en passant par Marine Le Pen, les témoignages de solidarité avec le peuple britannique ont été nombreux.

Enzo, devant son lycée à Concarneau, a raconté avoir été lui-même à Westminster, là où l’attaque s’est produite: « nous sommes allés (à Londres) l’année dernière au même moment… On a eu de la chance parce qu’à un an près, c’était notre tour. Ca nous touche encore plus (…) C’est une peine extrême pour tout le monde ».

Pour Eloïse, élève de 1ère S, « tout le monde est sous le choc. Que ce soit seconde, première ou terminale, on est vraiment choqués ». Pour elle, cette attaque « rappelle celle du Bataclan (en 2015 à Paris), où une ancienne élève a été tuée ».

Les élèves sont malgré tout « optimistes sur les opérations des trois victimes du lycée ». « On a des retours qui sont assez positifs », explique-t-elle.

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