Accusées de maltraitances, une enseignante de Seine-et-Marne et sa directrice relaxées

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Le tribunal de Meaux a relaxé lundi une enseignante de maternelle et sa directrice, contre lesquelles le parquet avait requis quatre et deux mois de prison avec sursis pour des violences physiques et psychologiques sur des enfants, a-t-on appris auprès des avocats.

Lors de l’audience mi-janvier, les deux femmes, accusées par une ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) et une enseignante, avaient nié les faits.

« Elles n’ont pas été relaxées au bénéfice du doute. Les cinq heures d’audience avaient été assez claires sur le peu de consistance et le caractère artificiel des faits », a réagi auprès de l’AFP leur avocat, Henri Gerphagnon.

Pour Me Thiebaud, avocat des parents d’élèves, les violences sur des enfants en bas âge restent « un contentieux délicat, où il est difficile d’établir la culpabilité ». « Mais la décision du parquet de les poursuivre, ainsi que les réquisitions, étaient lourdes de sens », a-t-il estimé.

Le parquet avait requis quatre mois de prison assortis d’un an d’interdiction d’exercer contre l’institutrice de 41 ans, accusée de violences sur trois enfants.

Deux mois avaient été demandés contre la directrice de l’établissement, 47 ans, poursuivie pour violences contre un de ces trois enfants. Elle était accusée de l’avoir suspendu par les pieds devant la classe, alors que le petit venait de faire une « crise de colère ».

L’institutrice mise en cause était, elle, notamment soupçonnée d’avoir à plusieurs reprises traîné au sol cet enfant, décrit comme « agité » par ses parents, les personnels de l’école et les psychologues.

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