L’économie sociale et solidaire à l’honneur à l’école

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La première semaine de l’économie sociale et solidaire (ESS) à l’école est organisée à partir de lundi jusqu’au 20 mars afin de faire connaître aux élèves les entreprises qui « mettent l’humain au centre », comme les coopératives ou les mutuelles.

« L’idée est de faire savoir aux élèves qu’il y a d’autres formes d’entreprises, qui s’investissent socialement, mettent l’humain au centre, ont des modes de gouvernance différents qui donnent leur place aux salariés en tant que décisionnaires », dit Juliette Perchepied, déléguée nationale de l’Esper (Economie sociale partenaire de l’éducation de la République), qui fédère 46 organisations de l’ESS liées à l’école.

L’Esper s’investit notamment dans le projet « mon ESS à l’école », expérimenté dans huit régions dans près de 25 établissements et une trentaine de classes, lesquelles montent une vingtaine de projets: création de journaux, Amap, coopératives pour la fabrication de carnets de papiers recyclé…

« Mon ESS à l’école » se traduit par la création de petites entreprises sociales et solidaires par des élèves et leurs enseignants. Cela peut se faire dans le cadre des cours classiques, au sein des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) au collège, pendant l’accompagnement personnalisé au lycée, ou encore hors du temps scolaire, par exemple dans les clubs à la pause déjeuner, explique Thibault Sauvageon, coordinateur du projet.

Les projets sont accompagnés par un référent régional de l’Esper, qui peut être un professionnel venant d’une structure coopérative, mutualiste ou associative, qui témoigne de son métier.

La semaine de l’ESS à l’école sera l’occasion pour ces élèves de présenter leur travail sous forme de conférences, expositions, vente de leur production…

« Notre principe est faire par la pratique davantage que par la théorie. C’est toujours très intéressant de faire un cour théorique sur l’ESS, mais on comprend d’autant mieux ses pratiques et ses valeurs- démocratie, égalité, lucrativité limitée et surtout l’importance de l’humain dans le projet- qu’on l’expérimente et qu’on le fait vivre aux élèves directement », explique Mme Perchepied.

L’économie sociale et solidaire représente 10% des emplois en France, essentiellement associatifs, souligne-t-elle.

Un portail de ressources a été créé sur l’adresse www.monessalecole.fr .

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