Heurts près d’un lycée à Saint-Denis: 55 jeunes en garde à vue

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Cinquante-cinq jeunes, dont 44 mineurs, étaient en garde à vue mardi après avoir « caillassé des policiers » et incendié des poubelles à proximité d’un lycée de Saint-Denis que le proviseur venait d’évacuer après des jets de fumigènes, a-t-on appris de sources concordantes.

Sur ces 55 jeunes interpellés, dont la majorité sont des lycéens, figurent 44 mineurs, a précisé dans la soirée le parquet de Bobigny, ajoutant que leur garde à vue serait prolongée mercredi matin, le temps de déterminer les responsabilités de chacun.

« Vers 11H00, des fumigènes ont été lancés dans l’enceinte de l’établissement – le lycée Suger, situé dans le quartier réputé difficile du Franc Moisin. L’air est devenu irrespirable et le proviseur a décidé d’évacuer et de fermer l’établissement, qui avait déjà été perturbé la veille par des incidents », a relaté l’une de ces sources.

« C’est une descente de jeunes qui étaient là pour casser, suite à un appel lancé sur les réseaux sociaux », a indiqué une source proche de l’enquête, rappelant que le lycée Suger avait connu un épisode de violences similaire en septembre, lors duquel un surveillant avait été blessé.

Après l’évacuation du lycée, « 80 à 100 jeunes » ont pris la direction du centre-ville. Sur leur chemin, « ils ont caillassé des policiers, incendié des poubelles et détruit du mobilier urbain », a indiqué une troisième source policière.

Les policiers ont notamment été visés par des « jets de pierre et de barres de fer », mais aucun n’a été blessé, a précisé la source proche de l’enquête.

En tout, 55 jeunes ont été interpellés et placés en garde à vue, a précisé la préfecture de police de Paris (PP), pour des faits de « violences volontaires », « attroupement armé » et « incendie volontaire ».

Trois autres jeunes ont été placés en garde à vue, l’un devant le lycée Paul-Éluard à Saint-Denis après un jet de projectiles contre des policiers, et deux autres à Paris suite à un incendie de poubelles devant le lycée Voltaire, a précisé la PP.

En toile de fond, « des reliquats de l’affaire Théo », selon les sources policières. « On a pu entendre quelques slogans du type +vengeance pour Théo+ », a témoigné l’une d’entre elles.

La semaine dernière, les accès à plusieurs lycées à Paris et en région parisienne ont été bloqués ou perturbés par des jeunes qui protestaient contre « les violences policières ».

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