Près de Rouen, marche blanche après le décès inexpliqué d’un collégien

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Près de 250 personnes, selon la police, ont défilé jeudi près de Rouen pour demander la « vérité » après la mort lundi, vraisemblablement par suicide, d’un collégien de 14 ans.

Le parquet de Rouen a ouvert une enquête préliminaire pour « harcèlement » dans cette affaire « afin de procéder à un certain nombre de vérifications », a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Rouen Pascal Prache, sans en dire plus.

Selon le parquet, l’hypothèse du suicide est « privilégiée ». Baran est tombé du 13e étage de l’immeuble où il habitait, à Canteleu, où a eu lieu la marche jeudi, à 5 km de Rouen.

« Nous voulons la vérité », pouvait-on lire sur une pancarte, selon l’avocate de la famille, Me Solenn Leprince.

« La famille suspecte fortement un harcèlement à l’école. L’an dernier, sa maman avait été informée d’incidents au collège. Selon des témoignages de collégiens, ça ne s’est pas arrangé depuis », a expliqué Me Leprince.

Baran aurait au moins une fois subi des violences physiques mais ce sont surtout des violences morales qui l’auraient poussé à ce geste, selon l’avocate.

La famille envisage de porter plainte pour harcèlement et violences ayant entraîné la mort « si ces faits sont avérés ».

Baran était un jeune garçon « timide », « introverti » mais sans signe dépressif, selon l’avocate. Il avait « deux amis depuis longtemps », « aimait bien être tranquillement chez lui et faire du sport », selon Me Leprince.

L’enfant de nationalité française avait indiqué à ses proches se sentir « isolé en tant que kurde », a indiqué l’avocate, confirmant des informations de Paris Normandie. « Mais il faut être très prudent sur ce point. Ce serait prématuré de faire un lien » avec le décès, a ajouté Me Leprince. La mère de Baran est arrivée en France enfant dans les années 70, selon l’avocate.

« C’est un gosse adorable. Il n’avait pas de problème psychologique. Nous, on dit +ces problèmes-là, ils ne viennent pas de la maison, ils ne viennent pas de l’extérieur, ils viennent de l’école+. Il était triste quand il allait à l’école », a déclaré un oncle de Baran, interrogé par France 3 Haute Normandie dans le bureau de Me Leprince.

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