Affaire Théo: lycées bloqués ou perturbés en région parisienne

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Les accès à plusieurs lycées à Paris et en région parisienne ont été bloqués ou perturbés jeudi par des jeunes qui protestaient contre « les violences policières », a-t-on appris de sources concordantes.

Le rectorat de Paris a fait état de neuf lycées bloqués et de neuf autres aux entrées filtrées par quelques dizaines de jeunes dans la capitale jeudi en milieu de matinée. En fin de matinée, plusieurs blocages avaient été levés, a-t-il précisé.

Au total, 24 personnes ont été interpellées dont neuf à Paris, 10 dans les Hauts-de-Seine et cinq en Seine-Saint-Denis, notamment pour jets de projectiles, selon la préfecture de police de Paris. Une trentaine d’établissements ont été perturbés à Paris et en région parisienne, selon des sources policières.

A Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), quelque 200 personnes se sont rassemblées devant le lycée Boileau, où a été mis en place un barrage filtrant les entrées, indique-t-on de source policière. « Certains cherchent à en découdre avec les forces de l’ordre en jetant des projectiles mais pour le moment ce sont des prises à partie légères », a précisé cette source.

Comme à chaque mouvement de ce type, les accès aux établissements ont été notamment barrés par des poubelles, empilées ou incendiées.

Quelques centaines de jeunes se sont ensuite réunis, sans slogan ni banderole, en fin de matinée sur la place de la Nation à Paris à l’appel de mouvements antifascistes, sous étroite surveillance policière, a constaté un journaliste de l’AFP.

Trois personnes ont été placées en garde à vue et des vérifications d’identité effectuées sur 44 autres personnes, en lien avec ce rassemblement.

Ces opérations, réalisées sous le nom de « Blocus pour Théo », se répètent depuis une semaine en solidarité avec Théo, un jeune homme noir de 22 ans victime d’un viol présumé avec une matraque lors de son interpellation le 2 février à Aulnay-sous-Bois (Saine-Saint-Denis). Un policier est mis en examen pour viol dans cette affaire.

Le 23 février, après le blocage de certains établissements, 800 à 1.000 jeunes, selon la préfecture de police (PP), s’étaient réunis sur la place de la Nation. Ce rassemblement avaient donné lieu à des dégradations de voitures et de distributeurs de billets et à des heurts avec les forces de l’ordre.

Le proviseur adjoint d’un lycée situé non loin de la place de la Nation avait été « blessé et visé par un extincteur, lancé par un manifestant », selon l’académie de Paris.

Au total, 28 personnes avaient été interpellées à Paris et 12 dans les Hauts-de-Seine.

Le 28 février, 26 personnes avaient été interpellées à la suite d’incidents dans plusieurs lycées de Paris, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis. Une proviseure d’un lycée parisien et trois policiers avaient été légèrement blessés.

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