Tribune en faveur de l’enseignement de l’éthique animale à l’école

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L’éthique et l’empathie pour les animaux devraient être enseignées à l’école, une façon aussi de développer la sensibilité et la responsabilité des futurs citoyens, appellent une quinzaine de philosophes, scientifiques, historiens dans une tribune parue mardi dans Libération.

A l’école, les animaux « demeurent évoqués sous l’angle de l’espèce », les manuels ne leur accordant « de la considération qu’au titre de la biodiversité, des écosystèmes », souligne le texte signé par les historiens des sciences Valérie Chansigaud et Thomas Lepeltier, par le biologiste Cédric Sueur ou le neurobiologiste et moine bouddhiste Matthieu Ricard.

Les cours de philosophie eux-mêmes négligent « les travaux récents qui nous renseignent mieux sur la mémoire, la pensée, le langage ou la conscience chez les animaux », regrettent-ils.

Pourtant l’éthique animale a figuré pendant 40 ans dans les manuels officiels de l’école primaire (de 1883 à 1923), notent les signataires, dont les professeurs au Museum d’histoire naturelle Marie-Claude Bomsel (également vétérinaire) et Joël Minet, ou le juriste Jean-Marc Neumann.

« Aujourd’hui, notre rapport aux animaux alimente un débat », rappellent les auteurs, et leur reconnaissance juridique comme « être sensibles » pourrait être le « socle légitime pour intégrer la question animale dans une démarche pédagogique ».

Et puis « le thème de l’animal est un excellent support pédagogique (…). L’expérience de la condition animale favorise chez le futur citoyen le sens des responsabilités et de la coopération, le rejet de la violence et des discriminations arbitraires entre humains », pointe le texte, qui cite le cas de la Belgique, où la question du bien-être et du statut moral de l’animal fait partie des programmes d’enseignement.

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