L’Assemblée s’inquiète du déclin des sciences dans le débat politique, les medias et l’enseignement

logo AFP

Les députés ont adopté mardi soir trois résolutions identiques pour s’inquiéter du déclin des sciences dans les medias, l’enseignement ou le débat politique, appelant le gouvernement à enrayer ce processus car « la République a besoin de savants ».

« Dans tous les débats importants de ces dernières années, notamment sur les biotechnologies, la politique vaccinale, les radiofréquences ou l’énergie, les gouvernements qui se sont succédé depuis plus de vingt ans ont trop souvent reculé ou démissionné », jugent les députés dans trois résolutions identiques rédigées par le socialiste Jean-Yves Le Déaut, président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), le LR Bernard Accoyer et la radicale de gauche Dominique Orliac.

« Cette confusion est accrue par l’amalgame entre la science et ses applications (…) Les risques ne doivent pas être balayés d’un revers de la main, mais plutôt évalués rationnellement, en tenant à distance les croyances, les partis-pris idéologiques et les discours sectaires. En particulier, les actions destinées à empêcher la réalisation d’études d’impact et d’évaluation des risques doivent être dénoncées comme contraires au bien public et fortement sanctionnées », ajoutent-ils.

La culture scientifique « est en recul dans les médias où, trop souvent, des raisonnements simplistes, constituant avant tout des coups de communication et ne respectant pas les règles éthiques, sont présentés comme des informations incontestables », dénoncent-ils.

La pratique de la méthode scientifique « est en recul dans nos écoles, comme l’apprentissage des sciences (…) La démarche scientifique régresse enfin dans les assemblées et les ministères, là même où se prennent des décisions non suffisamment fondées engageant l’avenir de notre pays et de nos compatriotes », constatent-ils.

« Des responsables politiques n’hésitent pas à contredire des avis ou des recommandations émis par des comités scientifiques et des agences créés par l’Etat ou par l’Union européenne pour les éclairer dans leurs décisions », déplorent-ils.

« La parole scientifique doit retrouver toute sa place au coeur des grands débats de notre démocratie, dans les enceintes parlementaires comme dans les ministères (…) la République doit avoir foi dans le progrès scientifique, qui a été et reste le principal facteur de progrès économique, sanitaire, social et environnemental », concluent-ils en énumérant une série de recommandations à l’égard du gouvernement.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous