Bayrou n’a « pas de leçons de courage politique à donner » (Woerth)

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Eric Woerth, chargé de coordonner le projet de François Fillon, candidat de la droite à l’élection présidentielle, a affirmé mardi que François Bayrou, le président du MoDem qui pourrait annoncer mercredi sa propre candidature, n’avait « pas de leçons de courage politique à donner », au vu de son parcours politique.

« S’il convoque tous les journalistes, c’est peut-être pour dire qu’il sera candidat (…) Ca sera un candidat de plus. On est habitué, il n’y a pas de campagnes présidentielles sans M. Bayrou depuis très longtemps », a ironisé le député LR de l’Oise, lors de l’émission L’Epreuve de vérité, de Public-Sénat, l’AFP, Les Echos et Radio classique.

Selon M. Woerth, le maire de Pau est « très sévère avec tout le monde, tout le temps, peut être pas avec lui-même! Au fond, qu’a apporté François Bayrou à la vie politique française? Je n’en sais rien! », a-t-il lancé.

« Qu’a-t-il fait quand il était en charge d’un ministère aussi important que le ministère de l’Education nationale (ndlr de 1993 à 1997). Rien. Il a cogéré avec les syndicats et l’ensemble de son cabinet a explosé », a-t-il ajouté.

« Il ne va pas donner des leçons de gestion publique ni des leçons de courage en politique! S’il est candidat, il développera son projet – je ne sais pas ce qu’il souhaite faire pour les Français – il le dira et puis il y aura un débat. La démocratie, c’est comme ça », a dit M. Woerth

François Bayrou « attaquait Nicolas Sarkozy de façon odieuse. Monsieur Bayrou est à l’origine de Monsieur Hollande (…) Il n’a pas voté le projet retraite en 2010, une grande loi du quinquennat de M. Sarkozy, qui n’a jamais été remise en cause parce qu’elle était juste. Simplement, il fallait pouvoir affronter l’opinion publique ».

« Il faut du courage pour tout ça, c’est compliqué d’avoir du courage en politique », a-t-il ajouté.

M. Woerth a également jugé qu’Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle qu’un sondage Elabe de mardi donne en troisième position derrière Marine Le Pen et François Fillon, avait « tendance à jouer et scénariser la pièce qu’il a lui-même écrite. C’est une entreprise de séduction, pas de conviction », a-t-il dit.

Quant à la présidente du Front national, « son programme est criminel pour l’économie française ».

Le député a par ailleurs assuré que « tout le monde (était) rassemblé à droite, sans aucun état d’âme. Il n’y a pas d’ambiguïté », a-t-il assuré, « la famille de la droite et du centre est unie » avec « la volonté que François Fillon soit le président de la République pour redresser le pays, que la droite et le centre fassent bloc quelle que soit la tourmente ».

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