Le Grevisse de l’Enseignant : le Bon Usage pour les profs

Destiné aux enseignants et aux étudiants à partir du niveau licence, le Grevisse de l'Enseignant plaira aussi à tous les amoureux de la langue française. Découverte.

Le Grévisse de l'Enseignant

Le Grevisse de l’Enseignant

Paru cet été, le Grevisse de l’Enseignant (éditions Magnard) présente, comme le Grevisse, toute la grammaire française.

L’ouvrage cependant, est plus synthétique, et vise à aider l’enseignant dans la préparation de ses cours. Il ne comprend que 500 citations, au lieu des 40 000 de son aîné.

Par ailleurs, il inclut la prise en compte des nouveaux programmes du primaire et du collège, avec une terminologie actualisée.

La présentation de l’ouvrage diffère également de celle du Bon Usage : les chapitres du Grevisse de l’Enseignant sont courts, illustrés de tableaux et graphiques. Et l’on y retrouve bien sûr toujours ce qui fait la saveur du Grevisse : les citations littéraires !

 

Anaphore nominale infidèle

Que peut-on donc lire dans ce nouveau Grevisse ? On peut par exemple y redécouvrir le verbe, le déterminant, l’interjection, les subordonnées complétives, la cohérence et la cohésion textuelle, la progression textuelle – qui comprend l’analyse du thème et du prédicat dans la phrase- mais encore l’analyse du discours ou du texte poétique.

Glané dans le chapitre Le Déterminant, dans « les déterminants relatifs » :

Je soussigné reconnais avoir reçu de damoiselle […] la somme de deux milles piastres fortes cordonnées, laquelle somme je lui rendrai à sa réquisition. Beaumarchais

Dans le chapitre La proposition subordonnée complétive, dans « les constructions infinitives; la proposition subordonnée infinitive » :

Je vois mes honneurs croître et tomber mon crédit. Racine

Dans le chapitre La Cohésion textuelle, dans « l’anaphore linguistique » :

Le soleil était là qui mourait dans l’abîme.
L’astre, au fond du brouillard, sans air qui le ranime,
Se refroidissait, morne et lentement détruit. Victor Hugo, La Fin de Satan

Un peu plus sur cette citation ? Il s’agit d’une anaphore nominale infidèle, marquée par un hyperonyme du nom antécédent…

Enfin, dans le chapitre Le Discours, dans « les modalités subjectives » :

Je suis triste comme un lendemain de fête. Musset

Un indice ? L’attribut du sujet est ici suivi d’une subordonnée complétive…

Il est bien évident que lorsqu’on ouvre ce livre, on peut y passer des heures. Une lecture hautement recommandée !

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