ATSEM : des mesures pour que leur métier soit « reconnu à sa juste valeur »

Un rapport prône une "carrière plus attractive" pour les assistants en école maternelle. La ministre de la fonction publique va dans ce sens et entend résoudre leur malaise.

Classe maternelle © Dmitry Vereshchagin - Fotolia.com

Classe maternelle © Dmitry Vereshchagin – Fotolia.com

Début février, l’AFP indiquait qu’un rapport, adopté par le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), recommandait une « meilleure formation » et une « carrière plus attractive » pour les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM).

Des ATSEM qui suppléent « de plus en plus » les profs

A 99% des femmes, les ATSEM (51.000 en France) sont chargées d’assister les enseignants des écoles maternelles dans les tâches quotidiennes. Au delà de leurs missions originelles (cantine, animation, hygiène des très jeunes enfants, ménage), ces agents territoriaux « suppléent de plus en plus » les profs dans leurs missions, indique LCI. Ainsi, ils participent à l’encadrement des activités pédagogiques et éducatives, comme « l’animation d’ateliers » ou l’accompagnement d’enfants en situation de handicap.

Les communes s’appuient notamment sur les ATSEM pour mettre en place les nouveaux rythmes scolaires. Ainsi, leur champ d’intervention s’est depuis élargi au temps périscolaire, avec la charge des garderies du matin et du soir.

Une reconnaissance de leurs « missions éducatives » ?

En grève en décembre 2016, puis en février 2017, les ATSEM réclamaient une « revalorisation » de leur cadre d’emploi, de leur rémunération et du déroulement de leurs carrières, qui n’ont pas évolué en parallèle de leurs missions. Elles réclament aussi un meilleur taux d’encadrement, la clarification de leurs missions (devenues « de plus en plus pédagogiques et éducatives »), et une reconnaissance de la pénibilité de leur métier.

Classe de maternelle © Tyler Olson - Fotolia.com

Classe de maternelle © Tyler Olson – Fotolia.com

Le rapport adopté par le CSFPT plaidait notamment pour la « reconnaissance des missions éducatives » des assistantes en école maternelle, et suggérait une « réflexion en collaboration avec l’Education nationale » au sujet du taux d’encadrement, un choix « relevant actuellement de chaque commune ».

A partir de ce rapport, la ministre de la fonction publique Annick Girardin a décidé de prendre une série de mesures. Interviewée par RTL, elle a indiqué vouloir répondre « en priorité » au « malaise » des ATSEM.

Une « série de mesures » d’ici la rentrée 2017

Annick Girardin souhaite, suivant les recommandations du rapport qui lui a été remis, « mieux définir les tâches » des ATSEM, et leur proposer un véritable « parcours d’évolution de carrière », qui pourrait aller « jusqu’à des emplois d’animateurs d’activités périscolaires après les cours. »

Afin d’apporter une meilleure reconnaissance du métier d’ATSEM, Annick Girardin a annoncé, sur RTL, plusieurs mesures, notamment un « accès plus facile » à la catégorie B, avec la mise en place de « passerelles », permettant de changer de métier. « Avec le temps, les ATSEM intègrent des compétences qui pourront être utilisées ailleurs », explique la ministre, qui a aussi indiqué vouloir une « revalorisation salariale » de ces agents territoriaux, d’ici 2020.

Selon Annick Girardin, la pénibilité du travail des ATSEM « n’est pas reconnue à sa juste valeur ». La ministre souhaite ainsi mettre en place de « nouvelles conditions de travail ». Elle voudrait aussi que « l’on reconnaisse cette pénibilité, avec des critères précis ». Au micro de RTL, elle s’est engagée « à ce que les groupes de travail qui se penchent sur la question apportent des réponses très rapidement », afin que des mesures soient prises « dès la rentrée prochaine ».

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