Michelin et trois laboratoires universitaires de Clermont-Ferrand créent un laboratoire commun

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Le fabricant de pneus Michelin a annoncé vendredi la création d’un laboratoire de recherche et développement avec trois laboratoires universitaires, visant à développer des outils numériques afin notamment d’améliorer la qualité de vie des salariés et la productivité.

Baptisé Factolab, ce laboratoire public-privé qui regroupe pour son démarrage douze chercheurs dédiés, est le « premier laboratoire commun » développé par le groupe avec le monde universitaire, a précisé à l’AFP le directeur de la recherche de Michelin, Terry Gettys.

Les laboratoires associés dépendent de l’université Clermont-Auvergne, du CNRS, de l’école d’ingénieurs SIGMA Clermont et de celle des Mines de Saint-Étienne, selon un communiqué.

Michelin, qui s’intéresse dans son programme de recherche aux « interactions entre l’homme et la machine », avait besoin de compétences « qui n’existaient pas dans l’entreprise comme celles relatives aux sciences cognitives et à la psychologie », a ajouté M. Gettys.

L’objectif est de développer des robots collaboratifs et des dispositifs connectés au service des opérateurs de production, afin d’éliminer une partie des tâches physiquement pénibles ou génératrices de stress et d’améliorer le confort de travail.

Grâce à une meilleure ergonomie des postes et une moindre fatigue mentale, le salarié peut « réagir plus rapidement », face par exemple à une panne de machine, et c’est ainsi « plus de productivité » pour l’entreprise, souligne le directeur du personnel, Jean-Michel Guillon.

« Mais on peut aller un cran plus loin », ajoute-t-il, en prévoyant un « élargissement des compétences » des salariés qui gagnent ainsi en « autonomie ».

Le programme Factolab permettra de prolonger et d’amplifier de premières expérimentations en cours sur les sites de Cholet en France et de Valladolid en Espagne, « dont les premiers résultats se sont révélés positifs », selon le groupe.

Sur ces deux sites de production, les employés, toutes générations confondues, ont fait preuve d’une « très forte acceptation » de ces nouveaux outils, notamment des montres connectées, selon M. Guillon qui souhaite également « changer la perception de l’industrie auprès des jeunes » afin de les attirer.

Pour 2017, Michelin a investi un million d’euros dans FactoLab, qui pourrait se voir attribuer à l’avenir des financements publics via la candidature de l’université Clermont-Auvergne au label I-Site. La direction opérationnelle de FactoLab est assurée par Michel Dhome, directeur de recherche au CNRS, et Colin-Yann Jacquin, responsable des partenariats de R&D chez Michelin.

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