Filière musicale: Hamon veut taxer les géants de l’internet

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Benoît Hamon, candidat socialiste à l’élection présidentielle, présente jeudi, à la veille des 32e Victoires de la musique, ses propositions pour la filière musicale, parmi lesquelles « une taxation » des activités des géants de l’internet qui permettrait « une juste rémunération » des artistes.

« La révolution numérique est (…) une formidable opportunité pour le public comme pour les artistes, en particulier les musiciens », affirme Benoît Hamon dans une tribune publiée par le Huffington Post. « Pourtant, ces derniers sont bien trop souvent le seul maillon de la chaîne à ne pas en vivre », regrette-t-il.

Il entend ainsi porter « l’offensive à l’échelle européenne, en vue d’une taxation des activités » des « GAFA », les géants de l’internet, « qui permettrait une juste rémunération » des artistes.

Il entend également défendre « la négociation d’un traité culturel européen, appuyé sur le principe de l’exception culturelle ».

Au niveau national, l’ancien ministre de l’Éducation prône la création d’une « agence nationale pour l’éducation artistique » qui appuierait « la coopération entre ministères, collectivités territoriales, acteurs culturels et de l’éducation populaire ».

« Tout commence à l’école, en premier lieu avec les pratiques collectives musicales. Orchestres, fanfares ou groupes de hip-hop, elles permettent la découverte de l’autre et les projets communs entre enfants », affirme Benoît Hamon. Il estime qu’il faut « assurer la présence des intervenants musicaux dans tous les établissements scolaires, sans en laisser le financement aux seules collectivités ».

M. Hamon se félicite enfin qu’au sein de la filière musicale, « les acteurs se parlent et commencent à conclure des accords ». « Je souhaite soutenir cette démarche qui nous permettra ensemble de répondre à l’aspiration, légitime, de la construction d’une maison commune de la musique ».

Dans le domaine culturel, plus généralement, Benoît Hamon promet de se battre « pour préserver le régime de l’intermittence » et propose « un visa spécifique » pour accueillir les artistes étrangers. En ce qui concerne la création et « entrepreneuriat culturel », il souhaite porter progressivement « la part totale du financement public vers 1% du PIB contre 0,8% aujourd’hui ».

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