Revenu décent, logement: le collectif Alerte interpelle les candidats sur la pauvreté

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Le collectif d’associations Alerte a présenté mardi une série de propositions adressées aux candidats à l’élection présidentielle pour faire reculer la pauvreté, défendant notamment un « revenu minimum décent » qui contribuerait à rendre la société « fraternelle, bienveillante et solidaire ».

Ce collectif, qui regroupe 36 fédérations et associations de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, reprend dans cette plateforme les grands points du plan de lutte contre la pauvreté lancé en 2013 par le gouvernement et veut « aller plus loin en proposant des mesures spécifiques selon la situation des personnes et les territoires », a expliqué à l’AFP son président François Soulage.

« Le plan a permis une stabilisation du taux de pauvreté mais il ne l’a pas fait reculer », estime-t-il. Quelque 8,8 millions de personnes, soit 14,3% de la population, vivaient sous le seuil de pauvreté de 1.008 euros par mois en 2015, selon l’Insee. Une hausse de 0,2% par rapport à 2014.

Pour faire reculer la pauvreté, la plateforme, qui regroupe notamment France terre d’asile, ATD Quart Monde, Habitat et Humanisme, l’Association des paralysés de France, la Fédération des acteurs de la solidarité (Fnars) ou Emmaüs, propose une mesure emblématique: la mise en oeuvre d’un « revenu minimum garanti » de 750 euros mensuels.

Ce revenu, ouvert sous conditions de ressources aux plus de 18 ans, permettrait « de vivre décemment » et devrait être « associé à un accompagnement renforcé et à une mobilisation générale pour un emploi pour tous ».

Distinct du revenu universel, proposé notamment par le candidat socialiste Benoît Hamon, il s’inspire du rapport de l’ex-député PS Christophe Sirugue sur la réforme des minima sociaux.

La mise en place d’un « triptyque vertueux revenu minimum garanti, accompagnement effectif et politique d’emploi renforcée pour les personnes en difficulté » est « réalisable à moyen terme et ne doit pas être repoussée au prétexte d’avoir répondu d’abord aux questions posées par un éventuel revenu universel », dit Alerte.

Concernant la petite enfance, le collectif plaide pour une « loi cadre » qui garantisse la protection et l’éducation de tous les enfants et la consolidation de la Protection maternelle et infantile (PMI) pour assurer une relation de proximité avec les familles et un maillage de tout le territoire.

Au niveau du logement, il propose la mise en place d’une « véritable garantie universelle », la poursuite du plafonnement des loyers, la création de logements sociaux et la mobilisation du logement privé pour « éviter l’exclusion » et « maintenir chacun dans un logement décent ».

Selon François Soulage, le collectif a déjà eu des contacts avec les équipes de François Fillon et d’Emmanuel Macron.

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