Japonaise disparue à Besançon : l’extradition du suspect toujours possible (parquet)

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L’extradition d’un Chilien soupçonné d’avoir assassiné en décembre Narumi Kurosaki, une Japonaise étudiant à Besançon, dont le corps reste introuvable, est toujours possible malgré le refus du Chili de l’arrêter, a indiqué lundi le parquet.

La Cour suprême du Chili a refusé vendredi de placer en détention provisoire Nicolas Zepeda Contreras, 26 ans, en raison du « peu d’informations relatives aux faits punissables et à (sa) participation ». Elle a jugé qu’une simple interdiction de sortie du territoire pendant deux mois suffisait.

« La Cour suprême n’a pas estimé nécessaire de placer M. Zepeda sous écrou, mais elle a pris toutes mesures pour s’assurer de sa représentation en justice dans la mesure où il a été localisé », a déclaré lundi la procureure de la République de Besançon, Edwige Roux-Morizot, lors d’une conférence de presse.

« Cette décision ne préjuge en rien sur la demande d’extradition également formulée » par la justice française, a-t-elle estimé.

Deux demandes ont été adressées à Santiago du Chili le 25 janvier dernier : l’une portant sur le placement en détention du suspect, l’autre sur son extradition.

La première demande doit-être formulée en « 1.000 caractères et, sur 1.000 caractères, c’est difficile de résumer tous les éléments du dossier. On a pu dire un certain nombre de choses, mais on a pas pu expliciter l’ensemble des éléments « , a souligné la magistrate.

En revanche, la demande d’extradition s’accompagne « des pièces du dossier quasi exhaustives », qui sont en cours de traduction, a-t-elle précisé.

Mme Roux-Morizot espère que la traduction sera finie « la semaine prochaine » pour que le dossier puisse être envoyé au Chili et que « la Cour se fasse une réelle idée des charges qui reposent sur le suspect ».

Narumi Kurosaki, 21 ans, a disparu dans la nuit du 4 au 5 décembre à Besançon (est), où elle étudiait.

Son corps reste introuvable, mais la police et la justice françaises sont persuadées de son décès.

Un « grand cri » avait été entendu dans sa chambre la nuit de sa disparition et le professeur-assistant chilien, qui se trouvait à Besançon, est la dernière personne connue à l’avoir vue.

Le jeune Chilien a regagné son pays natal après la disparition de Narumi qui avait entretenu, par le passé, une relation amoureuse avec lui, avant de le quitter. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.

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