12 jeunes jugés à huis clos à Aix pour des violences mortelles commises sur un septuagénaire

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Douze jeunes gens ont pris place, lundi devant la cour d’assises des mineurs des Bouches-du-Rhône, qui juge à huis clos jusqu’à vendredi les violences mortelles commises sur un septuagénaire, frappé, le soir d’Halloween 2014, à coups de pied et de poing, à Mimet, près d’Aix-en-Provence.

En formation de maçonnerie, de plomberie, agent d’entretien ou chômeur, 11 jeunes gens qui comparaissent libres se sont serrés sur deux bancs de part et d’autre du prétoire. Un douzième, considéré par l’accusation comme celui qui avait asséné les coups de pied ayant entraîné la mort, est toujours détenu. Cheveux bouclés tombant sur les épaules, visage doux, ce jeune garçon, élève d’un lycée professionnel de Montpellier, n’avait pas dix-sept ans, le jour des faits, le 31 octobre 2014.

Comme ils en avaient l’habitude, un groupe de jeunes s’était bruyamment réuni ce soir là au quartier des Moulières, à proximité du domicile de Jean Jelencik, dit Jeannot, un technicien de l’aérospatiale à la retraite qui s’emportait régulièrement contre le tapage des jeunes.

Quatre des douze accusés –deux garçons et deux filles– comparaissent pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion. Les huit autres se voient reprocher le délit de non-assistance à personne en danger. La victime, dont trois nièces se sont assises sur le banc des parties civiles, avait chuté, vraisemblablement en raison d’un coup de pied ou de poing, avant d’être frappée au sol. Plusieurs coups de pied d’écrasement, de haut en bas, lui avaient été portés au visage. Il était décédé deux semaines après les faits.

La cour d’assises des Bouches-du-Rhône entendra les voisins de la victime qui devraient attester du tapage régulier de jeunes qui se réunissaient sous un abribus de cette commune de 4.900 habitants. Après les faits, le maire Georges Cristiani, qui doit témoigner lundi après-midi, avait organisé deux réunions publiques dont l’une en présence du préfet de police.

« Lorsqu’on vit un tel évènement tragique, il ne faut pas lâcher les administrés, il faut que la population se resserre, que les choses ne dérapent pas », a expliqué à l’AFP M. Cristiani. Seuls trois des douze accusés habitent Mimet, les autres étaient de Gardanne, la ville voisine, de Marseille mais aussi de Montpellier.

Au-delà des parents des sept accusés mineurs au moment des faits et cités comme civilement responsables des agissements de leur enfant, le président de la cour d’assises Pascal Guichard a autorisé les proches des accusés majeurs à assister aux débats qui se tiennent à huis clos. Le verdict est attendu vendredi.

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