Réussite scolaire: beaucoup se joue avant la 6e

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Le niveau scolaire à l’entrée au collège influe fortement sur le destin scolaire des jeunes, selon une étude publiée jeudi par l’Insee, qui révèle que seulement 14% des jeunes en difficulté en 6e poursuivent des études supérieures huit ans après.

L’institut national de la statistique s’est intéressé à la situation en mars 2015 d’un échantillon d’environ 35.000 jeunes entrés en 6e en septembre 2007, désormais âgés de 18-19 ans. Quatre sur cinq ont répondu à l’Insee.

Huit ans après l’entrée au collège, 45% poursuivent des études supérieures, 30% sont toujours dans le secondaire et 25% ont quitté le système scolaire (15% avec un diplôme, 10% sans).

Mais ces moyennes cachent des réalités radicalement différentes selon l’origine sociale mais surtout le niveau des jeunes en début de collège.

Si 77 % des élèves les plus performants en 6e poursuivent des études supérieures huit ans après, seulement 14 % des plus faibles en font autant. Près de la moitié (48%) ne sont plus scolarisés et 38% sont toujours dans le secondaire.

L’étude note également des « disparités » selon « l’âge d’entrée en 6e » : 75% des jeunes entrés à « 10 ans ou moins » sont dans le supérieur huit ans après, contre seulement 13% de ceux entrés à « 12 ans ou plus ».

« La situation des jeunes diffère aussi sensiblement selon leur origine sociale », ajoute l’Insee. « Deux tiers des enfants de cadres de la cohorte poursuivent des études supérieures contre un tiers des enfants d’ouvriers et un cinquième des enfants dont les parents sont sans profession ».

L’origine sociale et le niveau en 6e sont aussi discriminants dans le choix des filières dans le supérieur. Parmi les jeunes qui y poursuivent leurs études, 25% des enfants de cadres sont en classe préparatoire aux grandes écoles, contre seulement 7% des enfants d’ouvriers et 4% des élèves les moins performants en 6e.

Quelle que soit leur situation en 2015, les jeunes sont majoritairement « plutôt optimistes » (53%) concernant leur avenir professionnel. Seulement 21% se disent « plutôt inquiets » et 26% « ne savent pas ».

Les jeunes encore dans le secondaire sont les plus optimistes (58%), devant les jeunes qui poursuivent des études supérieures (53%) et les jeunes sortis du système scolaire (50%). Dans cette dernière catégorie, le moral est toutefois meilleur chez ceux qui travaillent (62% d’optimistes) que chez les sans-emploi (43%).

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