Lycéen poignardé à Paris: deux suspects de 16 et 17 ans vont être présentés à un juge d’instruction

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Deux jeunes de 16 et 17 ans suspectés d’être impliqués dans l’agression mortelle au couteau d’un lycéen, commise lundi à quelques mètres de son établissement à Paris, vont être présentés jeudi à un juge d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen, a-t-on appris de source judiciaire.

Les deux suspects vont être présentés à un magistrat dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Paris pour « assassinat et complicité d’assassinat ».

Selon une source proche de l’enquête, le suspect de 17 ans a reconnu lors de sa garde à vue avoir porté le coup de couteau qui a tué lundi cet élève du même âge scolarisé comme lui au lycée Charles-de-Gaulle, dans le XXe arrondissement de la capitale. Recherché par les enquêteurs, il s’était présenté au 2e district de police judiciaire lundi en fin de soirée.

L’autre suspect, âgé de 16 ans, s’est quant à lui rendu à la police mercredi après-midi, selon une source proche de l’enquête. D’après les premières investigations, il était présent sur la scène de l’agression et porteur d’un petit couteau, a précisé une autre source proche de l’enquête. Les deux jeunes étaient repartis ensemble à scooter après l’agression.

Lundi midi, la victime de 17 ans a été poignardée mortellement lors d’une altercation qui a éclaté à proximité du lycée, dans des circonstances qui restent encore à établir. Lors de sa garde à vue, le suspect principal a notamment évoqué un « différend » précédent avec la victime, selon une source proche de l’enquête.

Les enquêteurs s’interrogent toujours sur l’hypothèse d’un lien entre cette agression et un incident survenu quelques heures plus tard dans un établissement voisin, le lycée Ravel, toujours dans le XXe.

Une vingtaine de jeunes extérieurs au lycée Ravel avaient tenté de pénétrer dans l’établissement avant d’en être repoussés par le personnel enseignant.

Dans cette seconde affaire, deux jeunes de 15 et 17 ans, ont été placés en garde à vue. Ils doivent eux aussi être présentés jeudi à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen pour « violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure à huit jours », selon une source judiciaire. Deux personnes, la proviseure et un de ses adjoints, avaient été légèrement blessées.

Face à ces deux affaires, le premier syndicat des proviseurs a réclamé plus de sécurité aux abords des établissements scolaires.

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