Pour remplacer l’agreg, « La Nouvelle star des enseignants » bientôt sur les écrans ?

Jack Koch

Un enseignant d’histoire-géographie à l’université propose de supprimer l’agrégation, dénonçant l’ « esprit de caste » engendré par ce concours.

Pour remplacer l’agreg, « La Nouvelle star des enseignants » bientôt sur les écrans ?

Faut-il supprimer l’agrégation ? La réponse est clairement oui, pour Fabrice Bouthillon, professeur d’histoire-géographie à l’université. Dans un ouvrage paru en janvier, l’enseignant, lui-même agrégé, multiplie les attaques contre l’agrégation, ce concours reposant « par essence sur la concurrence, la sélection et l’élimination des plus faibles ». Selon Fabrice Bouthillon, « les réflexes qu’on y acquiert sont donc les opposés directs de ceux qui font le bon enseignant ».

En outre, le passage des concours de l’enseignement engendrerait chez les candidats un « esprit de caste », avec, pour résultat, des enseignants « claquemurés par leur préparation dans leur discipline d’origine ».

Pour recruter les enseignants, il propose que « les titulaires d’un master qui seraient désireux d’enseigner » s’inscrivent simplement au rectorat de leur académie. Si les inscriptions sont trop nombreuses, Fabrice Bouthillon préconise que « la sélection s’effectue soit par les notes obtenues à l’université, soit par tirage au sort ».

2 commentaires sur "Pour remplacer l’agreg, « La Nouvelle star des enseignants » bientôt sur les écrans ?"

  1. Angela  3 février 2017 à 14 h 52 min

    Pourquoi se moquer de cette proposition tout à fait sensée ? Ce n’est pas parce que vous êtes contre le système de recrutement actuel que vous tombez dans le syndrome « télé-réalité ». Il serait temps que nous nous posions les bonnes questions sur notre système scolaire au lieu de se moquer de ceux qui réfléchissent et proposent des solutions de bon sens.Signaler un abus

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  2. BOSSEZ  15 février 2017 à 18 h 55 min

    Je ne sais pas si le problème est de garder ou non le concours de l’Agrégation. La question à se poser est : pour quoi faire ?
    Actuellement le principal intérêt pour une enseignant à passer l’Agrégation c’est de pouvoir travailler moins (15 heures au lieu de 18 heures) avec un (bien) plus haut salaire: c’est du gaspillage à la fois financier et intellectuel.

    Le salaire devrait être lié au poste occupé et non au titre obtenu. Un agrégé enseignant en classe Prépa justifie un traitement différent par son niveau de qualification pour ce poste. En revanche l’Agrégation n’atteste aucunement d’une meilleure qualité d’enseignement au secondaire.

    Le système scolaire français, et surtout l’Institution qui le régit a un fonctionnement très hiérarchisé dans lequel l’Agrégation joue le rôle de Sésame, souvent au détriment d’enseignants de qualité dont le travail sur le terrain compte bien peu au regard du titre d’agrégé. C’est bien dommage.

    Quant à recruter un enseignant seulement sur la base d’un Master et de sa volonté à enseigner, sans sélection préalable, c’est nier l’expertise didactique et pédagogique nécessaire pour enseigner.

    Quelle proposition alors ? Distinguer le secondaire du supérieur.
    Enseigner est un métier qui nécessite une formation spécifique : un niveau de maîtrise de la discipline est un préalable mais n’est aucunement suffisant. Bien au contraire la création d’une École du Professorat me semble une nécessité, avec un recrutement sur concours avant le Master, au niveau licence (L3) par exemple. Ensuite 2 ans de formation, rémunérés, à l’issue desquels deux diplômes pourraient être discernés : un Master dans la discipline (si l’étudiant a suivi le cursus nécessaire) et une certification à l’enseignement (Études des sciences de l’Éducation,; Didactique de la discipline qui sera enseignée).
    Quant à l’Agrégation elle serait accessible après le Master. Elle ouvrirait uniquement aux postes du supérieur (BTS, IUT, Prépas) mais ne permettrait pas d’enseigner dans le secondaire : pour cela la certification à enseigner serait nécessaire. Actuellement on recrute trop d’agrégés qui enseigneront dans le secondaires, donc d’une « rentabilité » bien moindre que des certifiés.

    De cette façon on s’assurerait que tous les enseignants sont formés à leur METIER et pas seulement à la discipline qu’ils souhaitent enseigner. J’ai connu des remplaçant qui se sont avérés de super pédagogues bien que titulaires d’une « simple’ licence et d’autres, agrégés, certifiés ou même Docteurs de leur discipline, qui sont de piètres enseignants car incapables de s’adapter au public d’élèves de leurs classes. L’amour de la discipline enseignée et un grand talent dans sa pratique n’est pas nécessaire dans le secondaire alors que le goût et l’art de l »enseignement l’est. Je pense que dans le supérieur on peut inverser l’affirmation précédente !Signaler un abus

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