« Ce que l’école enseigne à tous » (Revue de Sèvres)

La dernière Revue internationale d'éducation de Sèvres du CIEP a pour problématique : "Cherche-t-on partout à bâtir une école qui soit commune à tous les élèves, et avec quelles finalités ?"

Le numéro 73 de la Revue internationale de d'éducation de Sèvres © CIEP

Le numéro 73 de la Revue internationale de d’éducation de Sèvres © CIEP

Pour son numéro 73 de décembre 2016, la Revue internationale d’éducation de Sèvres éditée par le CIEP (Centre international d’études pédagogiques) s’intéresse à « ce que l’école enseigne à tous ». Ce tome examine les contenus de l’enseignement obligatoire d’une dizaine de pays (Algérie, Ecosse/Angleterre, Espagne, France, Libéria, Canada (Québec), Roumanie, Vietnam) avec une interrogation : « Cherche-t-on partout à bâtir une école qui soit commune à tous les élèves, et avec quelles finalités ? »

Des motifs politiques pour une école commune

Si les contextes sont évidemment variés dans tous ces pays, « il existe bien, dans ces différentes sociétés, de nombreux motifs politiques de souhaiter une école commune, que ce soit en termes de citoyenneté, de création d’une culture commune ou de lutte contre les inégalités », est-il expliqué dans le communiqué de presse.

La volonté de Roger-François Gauthier, professeur à l’Université Paris-Descartes et coordinateur de ce livre est de réfléchir sur le « commun sans le prisme franco-français ». « Même si la France est traitée avec un entretien avec Michel Lussault », précise-t-il.

Oppositions idéologiques

Les 10 pays retenus permettent de visualiser un « panorama par rapport à cette école commune » avec un large panel : des pays militant pour un socle commun pour l’école, comme l’Ecosse, et des pays avec une vision divergente, comme l’Angleterre. Cette compilation donne également un visuel des réformes entreprises par les différents gouvernements pour mettre cela en place, mais aussi les difficultés culturelles de certains pays, comme l’Espagne ou la Suisse où « l’Éducation nationale a toujours été l’affaire exclusive de cantons, pour raison de langues et religions différentes », explique Mauro Dall’Ambrogio, le secrétaire d’État helvète à la formation, à la recherche et à l’innovation. Il en ressort que partout, cette question revêt « une forte signification politique ».

« De plus, le développement des différentes formes du marché ou quasi marché de l’éducation rejoint des oppositions idéologiques pour compromettre la notion même d’école commune, qui demeure un objectif sous tension permanente, dans de nombreux systèmes éducatifs », indique le CIEP.

Autre sujet traité : la définition des savoirs du socle commun et pour quelles finalités. Pour Roger-François Gauthier, cela « doit amener une transformation chez l’élève » et cela « ne doit pas être des savoirs au rabais. « Il faut donc une réflexion sur ces savoirs », a-t-il ajouté. Enfin, il a tenu à préciser que le « commun n’impose pas l’uniforme car il faut tenir compte des diversités ».

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