A Nice, des parents d’élèves dénoncent la « surenchère sécuritaire » de la mairie

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La principale fédération de parents d’élèves FCPE des Alpes-Maritimes a dénoncé lundi « la surenchère sécuritaire » de la mairie de Nice et son projet de placer un policier municipal armé dans chaque école primaire à la rentrée 2017.

La présence d’un policier dans chaque école et pendant toute la durée du temps scolaire répond à « une demande forte de la communauté éducative et à l’expression des Niçois suite à la consultation qui a été menée », a de son côté assuré l’adjoint aux écoles de la mairie de Nice Lauriano Azinheirinha (UDI). La mairie, conseillée par le cabinet israélien Lotan, avait soumis en septembre un questionnaire sur les missions de la police et 2.200 personnes y avaient répondu, sur 173.000 foyers fiscaux.

« Une école n’est pas un poste de police mais un lieu d’apprentissage », a critiqué auprès de l’AFP Laetitia Siccardi, secrétaire générale de la FCPE du département qui entend intervenir auprès du ministère de l’Education nationale « pour que la raison revienne ». « En juin, les fêtes d’école ont été interdites. A la rentrée, les parents d’élèves n’ont plus pu pénétrer dans les établissements et cela a entraîné des attroupements sur le trottoir devant les écoles. Là, c’est un palier supplémentaire qui est franchi, c’est inacceptable », a-t-elle ajouté.

« Les policiers ne seront pas en faction dans la cour de récréation ou dans la salle de classe en train de surveiller mais ils seront dans l’établissement sur des créneaux qu’on définira avec l’Education nationale », a réagi Lauriano Azinheirinha (UDI).

« On a six mois pour définir avec la communauté éducative le rôle et le champ d’intervention de ces policiers municipaux », a précisé M. Azinheirinha. « Des policiers dans l’école, cela existe déjà: les policiers municipaux franchissent déjà le seuil des écoles. Ils font des interventions de prévention routière, de lutte contre la violence en milieu scolaire dans le cadre d’accords avec l’Education nationale », a-t-il ajouté.

Depuis la rentrée, des vigiles et des policiers municipaux sont déjà en faction devant les écoles aux heures d’entrée et de sortie tandis que les gardiens et directeurs d’école sont équipés de boutons d’alerte.

Nice, l’une des villes qui a le plus recours à la vidéosurveillance et où un attentat revendiqué par l’organisation Etat islamique a fait 86 morts le 14 juillet, s’est aussi dotée d’une salle spéciale où sont retransmises en permanence les images des abords des écoles et des crèches.

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