Lille: un collectif de parents d’élèves vent debout contre l’école le samedi matin

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Un collectif de parents d’élèves a réclamé la fin de « l’exception lilloise », où les maternelles et écoles primaires publiques sont ouvertes le samedi matin, demandant un retour à une scolarisation le mercredi matin.

« Les enseignants font des cours dans des salles à moitié vide, l’école le samedi matin ne fonctionne pas, comme le montrent les chiffres de l’absentéisme, de l’ordre de 25% en élémentaire et de 60 à 70% en maternelle », a déclaré samedi Ingrid Brulant, porte-parole du collectif des parents lillois et hellemmois (commune associée à Lille), lors d’une conférence de presse.

« Quand on retire l’enfant de la famille le samedi matin, vous gâchez du temps de parentalité », a-t-elle ajouté.

Ce collectif, qui affirme être actif dans la majorité des écoles publiques de la capitale des Flandres, estime en outre « que les fratries sont désynchronisées car les collégiens vont en classe le mercredi matin ».

Autres arguments, la difficulté de partir en week-end et des problèmes posés aux familles recomposées car les gardes d’enfants peuvent débuter le vendredi soir.

Ces parents d’élèves estiment aussi, « selon des retombées du terrain », que des enseignants quittent la commune de Lille pour des villes avoisinantes où les classes ont lieu le mercredi matin. Et que les inscriptions dans le privé ont augmenté depuis la mise en place en 2014 de ce rythme scolaire.

« Faux », rétorque la municipalité socialiste. « Les chiffres d’inscription dans le privé en maternelle ont baissé cette année », a affirmé à l’AFP Charlotte Brun, adjointe à l’éducation à la Ville.

« La quasi-totalité des experts disent clairement – et l’académie de médecine en tête – que la rupture le week-end est +désynchronisante+ alors que la rupture du mercredi est reposante », a-t-elle dit. « S’il n’y a pas école le samedi matin on est tenté de coucher plus tard l’enfant le vendredi et le samedi. Et le dimanche il est difficile de le mettre au lit plus tôt. Du coup, l’enfant est fatigué dès le lundi matin », a-t-elle plaidé, reconnaissant que Lille faisait « figure d’exception » parmi les grandes villes françaises avec cette organisation dérogatoire.

Le collectif espère que les conseils d’écoles de janvier et février vont se positionner pour un retour au mercredi matin et que le Directeur académique des services de l’éducation nationale (Dasen) n’accordera plus la dérogation obtenue par la municipalité en 2014, valide trois ans.

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