Macron: « Le printemps sera à nous »

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Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, a affirmé samedi à ses partisans au cours d’un meeting à Clermont-Ferrand que « le printemps sera à nous », se posant en « seul rempart » face à « la haine et aux extrêmes » et promettant de rendre le pouvoir aux Français.

Dans son intervention de près de deux heures, à la grande halle d’Auvergne, devant quelque 2.000 personnes (selon les organisateurs), l’ancien ministre de l’Économie a appelé à « penser printemps », dans une référence à un texte du philosophe Alain de janvier 1935, assurant que « le printemps sera à nous ».

« Le projet que nous sommes en train de construire c’est un projet pour prendre le pouvoir, mais pour le rendre aux territoires, aux citoyens », a déclaré M. Macron. Selon lui, « une vague monte » depuis le « coeur du pays » en faveur de (sa) candidature et « cette vague, ce n’est pas une bulle ».

« Nous sommes le seul rempart à l’esprit de haine et aux extrêmes parce que nous sommes l’ambition responsable », a-t-il encore affirmé, après avoir auparavant rejeté « le diktat des partis politique » et la voie « de la haine, du repli, portée par les extrêmes ».

Au chapitre du programme, l’ex-ministre a évoqué, entre autres, « dix points de charges patronales en moins » pour tous les emplois au Smic ou rappelé l’engagement de remplacer le CICE par « une baisse de charges claire et durable pour tous les types d’entreprises ».

Il a également indiqué qu’il présenterait « dans quelques semaines un plan ambitieux de couverture numérique du territoire ».

A la mi-journée, Emmanuel Macron s’était défendu d’être entré « dans un moule » lors de sa formation à l’École nationale d’administration (ENA), « une école de la République » qu’il refuse « d’attaquer ».

« J’ai la tête d’un moule ? Je vous donne le sentiment d’être fait dans un moule ? Ben, l’ENA ce n’est pas un moule, c’est un moule pour qui veut le devenir », a déclaré à la presse l’ancien ministre, lors de sa visite d’un marché du centre-ville, après qu’un passant lui a reproché d’être « un produit du système ».

« Avant que ce soit l’ENA, c’était quoi? C’était le recrutement par copinage, par concours de bonnes manières, parce qu’on avait un parent ou un cousin qui était déjà dans la fonction publique. Moi, je préfère les concours de la République, ils sont méritocratiques », a considéré M. Macron, interrogé par l’AFP.

Voulant « défendre » cette école prestigieuse, il a préféré dénoncer le système scolaire actuel « plus déterministe qu’il y a vingt ans ».

« Le vrai scandale, ce n’est pas l’ENA. C’est qu’il y a moins d’enfants de paysans ou d’ouvriers qui arrivent à l’ENA. Les épreuves qui sont mises au concours d’entrée parfois creusent encore ces injustices. C’est contre ça que je veux me battre », a-t-il fait valoir, avant de pointer du doigt « certains hauts fonctionnaires trop protégés ».

« Ça, il faut le revoir mais pas en les stigmatisant. Il faut simplement qu’ils aient les mêmes règles que les autres, qu’ils aillent prendre aussi des risques », a estimé M. Macron.

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