Une collectivité normande première en France à financer des cyclo-bus scolaires

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Une collectivité normande au sud de Rouen est la première en France à financer des cyclo-bus scolaires permettant à une trentaine d’enfants du primaire d’aller à l’école et d’en revenir en pédalant, sans polluer.

Les trajets d’un peu moins de 4 km, sur ces quadricycles à assistance électrique, sortes de rosalies mais adaptées à la route, ont débuté depuis la rentrée, à l’issue des fêtes de fin d’année, dans la ville de Louviers (Eure).

Répartis dans trois cyclo-bus d’une dizaine de places, circulant sur trois parcours différents, des élèves de l’Ecole Anatole France, issus de classes allant du CP au CM2, pédalent avec entrain, malgré les températures hivernales.

Equipés d’un casque de cycliste bleu et d’un gilet jaune fluo, ils roulent à une vitesse très raisonnable de 15 km/h.

Cette expérience avait été rôdée depuis plus de deux ans pour deux écoles de Rouen. Elle a été très médiatisée -jusqu’en Corée du Sud – mais la ville de Rouen et la métropole n’ont pas adhéré au projet.

Les trois jeunes promoteurs de ce nouveau moyen de transport, qui conduisent chacun un véhicule, ne se sont pas découragés et sont allés le proposer ailleurs.

Au sud de la métropole normande, la Communauté d’agglomération Seine-Eure (CASE, 37 communes dont Louviers), a saisi la balle au bond.

Labellisée « territoire à énergie positive pour la croissance verte » par le ministère de l’Environnement, la CASE a utilisé une partie de sa subvention d’Etat pour financer l’expérience, une première en France.

Un contrat a été signé pour deux ans, à titre expérimental, entre la collectivité et l’entreprise « S’cool bus » pour un coût de 170.000 euros.

« Leur produit est bon et les parents comme les enfants sont très enthousiastes », a commenté pour l’AFP Marc Monnier, directeur des politiques durables de la communauté d’agglomération.

« Une dynamique se met en marche », se réjouit le directeur de l’école (170 élèves) André Neveu, grand adepte de la bicyclette.

Jusqu’ici bénévoles au sein d’une association, les trois jeunes écologistes ont pu, grâce à la CASE, créer leur propre entreprise et vont se verser un SMIC tous les mois.

« On va pouvoir mettre du gruyère dans nos pâtes » plaisante Vincent Guezou, gérant de « S’cool bus ».

Fabriqué aux Pays-Bas, le bus à pédales intéresse aussi, selon lui, les villes de Grenoble et de Lille, ainsi qu’une commune proche de Lyon.

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