Décès de l’helléniste et spécialiste de l’Asie centrale Pierre Chuvin

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L’universitaire français Pierre Chuvin, spécialiste de la poésie grecque tardive, considéré comme un des meilleurs connaisseurs du monde turc et de l’Asie centrale, est décédé le 26 décembre à l’âge de 73 ans, a annoncé jeudi la revue L’Histoire pour laquelle il collaborait depuis 1981.

« Pierre Chuvin est mort le 26 décembre 2016 », a indiqué sur son site la revue spécialisée.

Diplômé de l’Institut des langues et civilisations orientales, agrégé de lettres classiques, Pierre Chuvin était professeur émérite à l’université Paris X-Nanterre. Grand spécialiste de l’Asie centrale, il avait été notamment, au milieu des années 1990, directeur de l’Institut français d’études de l’Asie centrale à Tachkent puis, au début des années 2000, directeur de l’Institut français d’études anatoliennes à Istanbul.

Il a écrit de nombreux livres dont « Mythologie grecque. Du premier homme à l’apothéose d’Héraclès » (1992, Fayard). Son ouvrage « Chronique des derniers païens. La disparition du paganisme dans l’Empire romain du règne de Constantin à celui de Justinien » (1980, Les Belles Lettres) avait été unanimement salué par ses pairs et continue d’être considéré comme un ouvrage de référence.

Collaborateur régulier à la revue L’Histoire, il y avait publié – sous son nom ou sous le pseudonyme de Daniel Ferriol – plus de 70 articles, dont plusieurs sont en accès libre sur le site de la revue.

Beaucoup de ses articles portaient sur la Grèce antique et la mythologie, OEdipe ou Héraclès, ou encore sur Nonnos de Panopolis, le poète tardif auquel il avait consacré sa thèse et le principal de ses recherches universitaires.

« Le professeur de grec, chez lui, n’était jamais loin. Mais, frotté à de bons maîtres, Francis Vian, Louis Robert, Jean Yoyotte et, plus tard, Michel Tardieu, jamais l’helléniste en lui ne s’est coupé de ce qui était byzantin, turc, musulman ou contemporain », a rappelé Valérie Hannin, directrice de la rédaction de L’Histoire.

« Pierre aimait le travail d’équipe, donnait sans compter pour valoriser les textes des autres. Il était l’un de nos meilleurs lecteurs, toujours bienveillant, a priori confiant et ouvert aux hypothèses nouvelles, mais d’une ironie impitoyable pour ce qui n’est pas clair, le jargon, le pédant, l’allusif, avec un souci constant du concret », a-t-elle ajouté.

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