Les lettres des enseignants au Père Noël

Un salaire plus élevé, du matériel performant, plus de considération… Découvrez ce que les enseignants aimeraient trouver cette année dans leurs souliers...

© ZoomTeam

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Virginie Bonte, enseignante à l’école élémentaire Blaise Pascal à Nevers :

« Cher Père Noël,
Faites que les fluctuations politiques arrêtent d’interférer avec le travail de fond que nous, enseignants, menons chaque jour dans nos classes. De façon pragmatique, faites que 2017 ne soit pas l’occasion d’un énième changement des programmes officiels, quelle que soit la majorité politique qui se dégagera au printemps. S’ensuivraient d’autres demandes à la volée comme par exemple un budget d’équipement à la hauteur des enjeux pédagogiques, pas plus de 20 élèves dans ma classe, une augmentation de mon salaire… »

Le Père Noël a du pain sur la planche…

Lucile Georges, enseignante d’espagnol au collège Hutinel à Gretz-Armainvilliers :

« Si, Père Noël, tu pouvais réaliser mes souhaits, ce serait d’abord d’augmenter les moyens dans certains établissements. Dans mon collège, le câblage internet dans les salles se fait attendre depuis plusieurs années. Ensuite favoriser davantage les sorties scolaires. J’aurais volontiers demandé une meilleure revalorisation des salaires afin qu’ils correspondent vraiment à notre temps de travail. Il serait temps de considérer que le temps passé devant les élèves n’est que la partie émergée de l’iceberg et qu’on arrête de dire qu’on est toujours en vacances car même en vacances on travaille ! Le Père Noël a du pain sur la planche… »

Romain Vignest, enseignant de lettres classiques au collège André-Citroën à Paris :

© sigitas1975

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« Pour Noël, je voudrais l’œuvre intégrale de Voltaire en Pléiade (viatique indispensable par les temps qui courent…), le second tome des Libertins du XVIIème siècle (mes collègues ne m’ont offert que le premier), L’Histoire critique de la littérature latine de Virgile à Huysmans de Pierre Laurens, une nuit seul au Louvre, un tour de France gastronomique, quelques atours pour la nuit parisienne. Car il faut réjouir l’esprit avec consistance et le corps avec raffinement ! Mais, par-dessus tout, un ministre qui me donne les moyens de m’offrir ces plaisirs et de transmettre ces richesses… »

J’aimerais trouver dans ta hotte une école où l’on aimerait se rendre

Annie Catelas, directrice de l’école primaire Albert Schweizer à Amiens :

« Cher Père Noël,
J’aimerais trouver dans ta hotte cette année une école où les besoins de tous les élèves seraient pris en considération, qu’ils soient étrangers, ne parlant pas la langue, avec un handicap reconnu ou pas. Il faudrait pour cela que tous les enseignants remettent en question leur approche pédagogique et fassent confiance à leurs élèves. Ce serait une école où l’on aimerait se rendre, où l’on aimerait apprendre, chacun à son rythme et avec l’aide des camarades. Les nouveaux outils tels que les ordinateurs, les tablettes, internet seraient à disposition et serviraient à satisfaire la curiosité de tous, les échanges avec d’autres élèves, ailleurs dans le monde. »

© k2photostudio

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Mélanie Plumecoq-Fenaert, enseignante de SVT au lycée Blaise Pascal à Orsay :

« Cher Père Noël, voici ma liste pour cette année : du mobilier modulaire et coloré, un Wifi performant, des tablettes, des prises, des heures de sommeil en plus et des élèves toujours aussi motivés que les miens ! »

Jeanny Prat, enseignante et formatrice en langues-cultures étrangères à l’ESPE de l’Académie de Lyon :

« Cher Père Noël de l’éducation et de la formation,
Pourriez-vous, s’il vous plait, ramener le temps d’exercice des professeurs stagiaires  à 1/3 comme avant et non 1/2 comme aujourd’hui, pour qu’ils aient le temps de préparer leurs cours en lien avec les enseignements de master, dans une véritable formation professionnelle initiale et avec moins de casse psychologique (arrêts maladie, voire démissions). Il faudrait aussi supprimer la non-compensabilité dans les masters MEEF qui stigmatise aujourd’hui les langues vivantes et accroît l’anxiété des futurs enseignants à cet égard. Mais aussi, reconnaître les langues vivantes à égalité des autres domaines d’enseignement au concours PE au lieu de les ignorer par frilosité alors qu’elles sont au programme de primaire depuis février 2002. Enfin, cher Père Noël, pourriez-vous maintenir les liens intergénérationnels et transfrontaliers en signant la Charte européenne des langues régionales au lieu d’en avoir peur… ».

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