Possibilité pour les « privés de thèse » d’exercer la médecine: « une avancée » (syndicat)

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Le syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG) se réjouit mercredi de « l’avancée » obtenue par les médecins « privés de thèse », qui pourront finalement exercer sous condition, grâce à un amendement gouvernemental.

La mesure annexée au projet de loi montagne examiné mercredi par l’Assemblée en deuxième lecture, après son adoption en commission mixte paritaire lundi, prévoit que les ex-étudiants qui n’ont pas soutenu leur thèse finalisant leurs études de médecine dans le délai imparti, puissent exercer.

Un décret paru en 2004 lors d’une réforme des études médicales obligeait tous les étudiants en médecine générale inscrits avant 2004, qui n’avaient pas soutenu leur thèse, à le faire avant la fin de l’année universitaire 2011-2012. Faute de quoi, ils ne pourraient plus exercer comme c’était le cas auparavant. Plusieurs dizaines de personnes n’ayant pas respecté ce délai pour des raisons personnelles ou par manque d’information avaient dû se résoudre à ne plus exercer.

L’amendement prévoit que ces anciens « résidents » pourront être « autorisés à prendre une inscription universitaire en vue de soutenir leur thèse », après avis d’une commission pédagogique. Le texte précise également que l’autorisation « est conditionnée à l’engagement d’exercer en zone sous-dotée ».

« C’est une excellente nouvelle et une avancée pour les médecins anciens résidents dont le sort va se voir transformé », s’est félicité le SNJGM dans un communiqué.

« Nous serons vigilants sur les décrets d’application pour qu’il n’y ait pas de discrimination entre les privés de thèse et les autres étudiants », a toutefois ajouté la présidente du syndicat Emilie Frelat, jointe par l’AFP.

Le flou subsiste en effet sur les modalités d’engagement à exercer en zone sous-dotée: le texte ne précise pas s’il concerne la période de soutenance ou l’installation, une fois le diplôme obtenu. Le décret d’application devra donc préciser la portée de cet engagement.

L’association de professionnels de santé Soins coordonnés a également « salué » cette décision et appelé à une politique « engagée en faveur des déserts médicaux et de l’accès aux soins ».

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