Un instituteur condamné à 10 mois avec sursis pour violences sur des enfants de trois ans

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Une lèvre tuméfiée pour l’un, un hématome au crâne pour un autre… Un instituteur de 61 ans a été condamné mercredi à 10 mois de prison avec sursis par le tribunal de Bobigny pour avoir commis des violences sur quatre enfants de trois ans.

Le tribunal, qui a suivi les réquisitions du parquet, a également interdit à l’enseignant d’exercer une activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs pendant cinq ans. Il devra par ailleurs verser 2.000 euros, au total, aux parents des petites victimes.

L’instituteur, en poste à Pantin (Seine-Saint-Denis) depuis douze ans, avait été placé en garde à vue le 24 septembre 2015 après le signalement d’une Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles), qui l’assistait auprès d’enfants de petite section.

Face aux policiers, cette femme et une de ses collègues avaient décrit un enseignant à bout de nerfs, qui aurait notamment « soulevé et jeté un enfant violemment sur le sol, face contre terre », ou frappé la tête d’un autre contre un mur, en l’asseyant brusquement sur un banc.

Au terme de l’enquête, quatre parents s’étaient portés parties civiles. Deux enfants, âgés d’un peu moins de trois ans, s’étaient notamment vu prescrire 2 et 3 jours d’ITT (incapacité totale de travail) pour des blessures légères à une lèvre et à la tête.

Lors de son procès, début novembre, le sexagénaire a nié avoir « voulu les violenter ». « Je suis quelqu’un d’exigeant, mais de bienveillant avec mes élèves », s’était-il défendu, soutenu par son avocat, Me David Chemmi, qui avait relevé les versions selon lui « contradictoires » livrées par les Atsem.

Le fonctionnaire avait toutefois concédé avoir été « fatigué et pas bien » à cette époque.

Le procureur avait estimé qu’il n’était « ni un tortionnaire, ni un bourreau d’enfant », mais qu’il avait « dépassé les limites de l’acceptable ».

Dénonçant des « faits très graves », le représentant du parquet avait regretté que le prévenu « aie rompu le lien de confiance qu’avaient les parents d’élèves en l’instituteur, l’école, et l’école comme institution », reprenant les mots de l’un des avocats des parties civiles.

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