IDF: un budget 2017 centré sur les transports et les lycées (Pecresse)

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La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (Les Républicains) a présenté mercredi les orientations budgétaires de son exécutif pour 2017, marquées par une hausse de l’investissement dans les transports, les lycées et l’environnement, et la poursuite de la baisse des dépenses de fonctionnement.

« Face à une stagnation de l’économie régionale et à des incertitudes sur les ressources futures », la région veut « garder le cap », a expliqué Mme Pécresse. « Nous allons accelérer la mise en oeuvre de notre programme d’investissements, tout en réduisant les frais de fonctionnement », a-t-elle ajouté.

Le secteur des transports « va être privilégié » (hausse de 24% de son budget d’investissement), le budget des lycées va « augmenter très considérablement » (+26%), celui de l’environnement va « tripler », a-t-elle dit.

La culture, l’emploi, les territoires ruraux et l’agriculture verront aussi leur budget renforcé, a-t-elle indiqué.

Malgré « un contexte budgétaire contraint » par la baisse de la dotation globale de fonctionnement (-76 millions en 2017), les recettes régionales en matière d’investissement devraient augmenter de 4,2% en 2017, notamment par des ressources fiscales nouvelles (taxe sur les bureaux , CVAE, etc.), a expliqué Stéphane Salini, vice-président en charge des finances.

La baisse des dépenses de fonctionnement va se poursuivre (-2%), et devrait notamment toucher les frais de missions, les dépenses de documentation, d’impression, de communication et de réception. Elle passera aussi par la réduction des effectifs du siège au même rythme qu’en 2016 (environ 50 départs en retraite non remplacés, ndlr), et par la réorganisation des organismes associés (agence des espaces verts, comité régional du tourisme, etc.).

Enfin, l’emprunt devrait être au même niveau que celui de 2016, autour de 802 millions d’euros.

Le budget de la région sera débattu en janvier.

Plusieurs groupes d’opposition ont souligné qu’en 2016, 180 millions d’euros n’avaient pas été exécutés en investissement, de même que 108 millions d’euros en fonctionnement.

« Il y a une non consommation des crédits, et vous nous parlez de coupes drastiques et d’austérité budgétaire, alors que la région est au bord de l’asphyxie », ont regretté les Radicaux de gauche.

« Après avoir crié sur tous les toits que la gauche avait mal géré la région et laissé un déficit lié au passe Navigo, vous parlez maintenant de recettes nouvelles. Croyez-vous que les Franciliens vont digérer l’augmentation de 3 euros du passe Navigo? » a demandé le groupe PS.

« Vous marchez à reculons, avec la volonté de faire faire aux Franciliens un grand bon en arrière », ont déploré les écologistes, tandis que le Front de gauche a dénoncé des orientations budgétaires « basées sur une contre-vérité ».

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