« Je n’ai jamais voulu tuer »: un policier marseillais jugé pour le meurtre d’un lycéen

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« Je n’ai jamais voulu tuer » : le procès d’un policier marseillais a débuté mardi devant les assises des Bouches-du-Rhône pour le meurtre d’un lycéen de 19 ans, commis avec son arme de service mais en dehors de son temps de travail.

Le 14 février 2013 à minuit, le gardien de la paix Frédéric Herrour, 43 ans, a eu une altercation dans une épicerie de nuit du 3e arrondissement de Marseille, avec Yassin Aibeche, 19 ans, élève sans histoires d’un lycée professionnel, et le tue alors qu’il courait vers la voiture d’un ami. Le policier, en état d’ébriété, n’était pas en service.

L’accusé a toujours plaidé l’accident. « Je n’ai jamais voulu tuer ni souhaité la mort de qui que ce soit », a-t-il déclaré mardi à l’ouverture de l’audience. Il s’agissait d un « tir accidentel provoqué par une chute, due à l’un de mes agresseurs », a-t-il assuré.

Ce n’était « pas de la légitime défense. Le tir n’était pas volontaire », a-t-il ajouté.

Le soir des faits, le gardien de la paix avait enfreint le règlement de la police en gardant sur lui son arme de service. Atteint d’une balle dans la fesse, Yassin Aibeche était mort quelques heures plus tard à l’hôpital d’un choc hémorragique.

Plusieurs témoins ont raconté lors de l’enquête que le policier « avait sorti l’arme de sa sacoche et, en tombant sur les fesses, avait tiré sur le jeune ». Mais selon d’autres, le policier tenait fermement l’arme des deux mains et visait sa cible lorsqu’il a tiré.

Décrit comme « volontaire et consciencieux, ayant la confiance de sa hiérarchie », mais également comme ayant des problèmes de « dépendance à l’alcool », le policier, en détention provisoire depuis février 2013, a été mis à la retraite d’office par un conseil de discipline en avril 2014.

Le verdict est attendu vendredi.

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