Vignettes anti-pollution: premier jour de « contrôles pédagogiques » à Grenoble

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L’agglomération de Grenoble appliquait samedi pour la première fois son dispositif de vignettes anti-pollution qui interdit aux véhicules trop anciens de circuler, mais les contrôles étaient « pédagogiques », la verbalisation ne devant démarrer qu’en janvier.

Pour lutter contre un pic de pollution persistant, les voitures immatriculées avant le 1er janvier 1997, les poids lourds et autocars antérieurs à 2001 et les deux-roues datant d’avant 2000 n’ont pas le droit de circuler sur le territoire de la métropole grenobloise, ni sur les axes autoroutiers y menant.

Cette interdiction est une première depuis l’entrée en vigueur, en novembre, de vignettes de couleur qui identifient les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes. Des gendarmes menaient des contrôles aux péages autoroutiers et la police – nationale et municipale – à des points d’accès de la ville en cette journée d’affluence pour les achats de Noël.

« On mise sur la pédagogie, on ne pouvait pas être trop incisif la première fois », a déclaré à l’AFP le préfet de l’Isère, Lionel Beffre, depuis le Pont de Catane sur une importante voie d’entrée – deux fois 3 voies – dans la ville. « A Paris, le système (de circulation alternée) est simple, voire simpliste et en place depuis longtemps. Ici, le système est sophistiqué et il faut le temps de le comprendre », a-t-il plaidé.

La circulation alternée n’a pas été reconduite ce week-end dans la capitale, ni à Lyon et Villeurbanne qui l’ont expérimentée vendredi pour la première fois en province.

Les vieilles voitures « représentent 8% du parc automobile du bassin de vie grenoblois mais 10% des émissions de ce parc », a souligné à l’AFP Éric Piolle, maire EELV de Genoble. Selon lui, si la pollution persistait et que la préfecture devait annoncer dimanche le passage au stade suivant de restriction de circulation pour lundi, ce serait « 25% des voitures » qui devraient théoriquement rester au stationnement.

L’objectif de ce premier déclenchement du dispositif et des contrôles est de pousser l’ensemble des habitants à commander leur vignette. « On est à 51.000 vignettes commandées sur un parc de 320.000 véhicules dans le bassin de vie, dont 10.000 ces deux derniers jours », s’est félicité Yann Mongaburu, président du Syndicat métropolitain des transports en commun.

« Baisser le niveau de particules fines est le principal levier pour améliorer la santé des habitants de ville », a insisté Mondane Jactat, adjointe à la santé.

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