Education: réactions politiques à l’enquête Pisa

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Réactions politiques à la publication mardi par l’OCDE de l’enquête Pisa, qui sonde tous les trois ans les performances des systèmes éducatifs:

– Parti socialiste: « Les résultats Pisa 2015 évaluent encore la politique menée entre 2008 et 2012, c’est-à-dire quand Monsieur Fillon était le chef du gouvernement de Monsieur Sarkozy. (…) Ce sont les élèves de la +génération sacrifiée+ qui sont évalués, celle qui a enduré les suppressions de 80.000 postes (…) Les résultats Pisa 2015 consacrent le déclin éducatif de la France entre 2008 et 2012, quand le gouvernement de François Fillon n’a pas consenti les efforts et les réformes nécessaires pour rendre le système éducatif plus juste, plus exigeant et plus ambitieux pour tous les élèves ». (communiqué)

– Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat: « La France est 26ème en sciences! C’est peu glorieux pour un grand pays comme le nôtre. (…) Il est grand temps de faire évoluer l’école. Malgré cet échec, les théoriciens de l’Education nationale persistent et signent ; la conséquence: ce sont les enfants les plus défavorisés qui pâtissent le plus de ces choix aussi idéologiques qu’hasardeux. (…) Il est urgent de réintroduire le bon sens, l’apprentissage des savoirs et l’évaluation dans nos programmes scolaires. » (communiqué)

– Annie Genevard, députée LR, secrétaire générale adjointe LR: « Contrairement à ce qu’affirme Najat Vallaud-Belkacem (…), la France n’a pas connu son +choc PISA+. (…) Il y a urgence à revenir à une politique éducative centrée sur la transmission des savoirs fondamentaux: lire, écrire, compter, calculer et connaître l’histoire de son pays. C’est là que réside le moyen le plus efficace de réduire les inégalités sociales. » (communiqué)

– Front national: « Ce qui est frappant, c’est l’évolution dans le temps des élèves français: plus les ministres se succèdent, plus les réformes se multiplient, plus le niveau diminue. Et les inégalités s’accentuent. (…) L’ancien ministre de l’Éducation nationale qu’est François Fillon porte notamment une lourde part de responsabilité dans ce drame. Et l’actuelle ministre n’a rien changé aux fondements de cette politique: déstructuration du caractère national de l’éducation, toute-puissance de théories pédagogistes dont les dégâts sont pourtant évidents. Son épouvantable réforme du collège ne fera qu’aggraver la situation. » (communiqué)

– Yannick Jadot, candidat EELV à la présidentielle: « Il faut davantage d’innovation pédagogique et de moyens là où c’est nécessaire + une formation continue des maîtres. » (Twitter)

– Paul Vannier, secrétaire national à l’éducation du Parti de Gauche: « PISA présente de nombreux biais méthodologiques. Qu’importe aux déclinistes et à tous les adversaires de l’école publique qui font leur miel des conclusions de l’enquête publiée aujourd’hui. François Fillon est leur nouveau porte-parole. Il propose de renforcer la concurrence entre les établissements et de développer l’enseignement privé. »(communiqué)

– Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La France, candidat à la présidentielle: « La place d’une puissance comme la France dans le classement #PISA est à la hauteur de l’idéologie de nos dirigeants et pédagogues. #gâchis. » (Twitter)

mdh/mat/fm

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